Les membres du Parti conservateur uni de l'Alberta (PCU) sont à Red Deer en fin de semaine pour le tout premier congrès de la formation politique.

Un texte de Stéphanie Rousseau

Quelque 2600 personnes sont attendues selon les organisateurs. Le parti a même dû louer des espaces supplémentaires à l’hôtel où se déroule l’événement et diffusera les débats sur des écrans dans le bar pour permettre aux gens d’entendre les discussions.

Cet événement de trois jours est la première réunion depuis la fusion des forces de droite, c'est-à-dire le Wildrose et le Parti progressiste-conservateur.

« C’est la première fois où on va prendre le pouls de l’ensemble des membres, donc c’est une rencontre très importante pour Jason Kenney. Et cela va permettre d’identifier quels sont les courants dans cette nouvelle formation politique », explique le professeur de sciences politiques au Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, Frédéric Boily.

Dimanche, les membres devront se prononcer sur quelque 250 motions, dont quelques-unes controversées qui proposent d’abolir le financement de l’avortement et de renverser une loi sur les alliances gai-hétéro.

Jason Kenney a indiqué que les motions retenues seront une « partie importante d’une future plateforme électorale » du PCU en vue des élections de 2019.

Avortement et les alliances gai-hétéro

Au total, les membres ont soumis 1400 motions et 250 ont été retenues.

La plupart traitent de responsabilité fiscale et de réduction des impôts. Une motion propose aussi d'abroger la taxe sur le carbone et une autre veut permettre la mise en place de « services de santé privés, financés par le secteur privé pour faire face aux temps d'attente excessifs ».

Des propositions socialement très conservatrices se trouvent aussi sur la liste. Des groupes antiavortement ont soumis une motion s’attaquant au financement de l’avortement et demandant que la province arrête de financer les procédures qui ne sont pas « nécessaires médicalement ».

Un autre groupe demande qu’une loi qui interdit aux enseignants d'informer les parents si leur enfant se joint à une alliance gai-hétéro soit renversée.

« Nous construisons une grande coalition ici », a lancé Jason Kenney.

Mais Frédéric Boily prévient qu'un équilibre doit être trouvé.

« Pour le chef, il faut que cette question du conservatisme social et religieux trouve une certaine place, mais cette place ne peut pas être prédominante. Ce doit être une place qui doit être atténuée. Il ne faut pas de déclarations incendiaires contre des minorités sexuelles ou culturelles, comme cela a déjà été le cas pour le Wildrose dans le passé. »

De grands noms conservateurs vont venir prononcer des discours devant les partisans, dont le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, l’ancienne ministre Rona Ambrose et l’ex-premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall. Le parti rendra aussi hommage à l’ancien chef du Wildrose, Brian Jean, qui a quitté la politique en mars.

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