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Le pipeline Trans Mountain au menu des parlementaires albertains

Les parlementaires albertains ont eu l'occasion de débattre du projet d'expansion du pipeline Trans Mountain. La première ministre, Rachel Notley, a présenté une motion à l'Assemblée législative réaffirmant le soutien des élus de la province envers le gouvernement dans son combat contre la Colombie-Britannique pour assurer que ce projet soit complété.

Rachel Notley s’est d’abord lancée dans une longue défense du projet d’expansion du pipeline. Elle a également défendu les mesures mises en place par son gouvernement pour assurer sa construction et pour protéger l’environnement.

La motion présentée par la première ministre stipule :

  • Que l’Assemblée législative appuie le gouvernement de l’Alberta dans son combat pour assurer l’expansion du pipeline Trans Mountain;
  • Que l’Assemblée législative demande au gouvernement fédéral de continuer de prendre toutes les mesures légales nécessaires afin d’assurer la construction du pipeline;
  • Que l’Assemblée législative réaffirme son appui au pipeline Trans Mountain en tant qu’élément essentiel du futur énergétique de l’Alberta.

Le chef de l’opposition officielle, Jason Kenney, en a profité pour faire son premier discours en chambre depuis son élection en tant que député de Calgary-Lougheed en décembre. Le chef du Parti conservateur uni s’est dit satisfait que ce débat ait lieu. « À un moment comme celui-ci, c’est bénéfique pour tous nos électeurs de mettre de l’eau dans notre vin ». Jason Kenney n'a pourtant pas perdu de temps avant de critiquer ses adversaires du NPD en ajoutant que les mesures mises de l’avant par le gouvernement sont insuffisantes.

Le PCU a donc déposé un amendement à la motion proposant que l’Assemblée législative demande au gouvernement fédéral de déclarer que le projet d’expansion du pipeline va dans l’intérêt national du Canada.

Jason Kenney a également rappelé que plusieurs grands producteurs de pétrole sont des pays non démocratiques. « Ce n’est pas seulement dans l’intérêt de l’Alberta, mais dans l’intérêt du monde que cette province, qui a parmi les règles environnementales et les lois sur les droits de la personne les plus sévères, voit davantage de son pétrole atteindre les marchés internationaux », a-t-il lancé.

Le chef du PCU a également accusé les groupes environnementaux, la ville de Burnaby et le gouvernement de la Colombie-Britannique de vouloir tuer ce projet en multipliant les sources d'incertitude.

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