Réunis en assemblée, les présidents des instances du Parti québécois (PQ) ont adopté les règles de la course à la direction de la formation politique. Le prochain chef sera désigné le 7 octobre prochain.

Le scrutin pour désigner le successeur de Pierre Karl Péladeau, qui a démissionné au début du mois, aura lieu du 5 au 7 octobre, par vote électronique préférentiel.

Chaque candidat devra recueillir 1500 signatures et débourser 20 000 $. Le plafond des dépenses par candidat est fixé à 200 000 $, soit la moitié de la dernière course.

Si le plafond de dépenses a été abaissé, c'est parce qu'un seul candidat avait atteint celui de 400 000 $ durant la course de 2015, a expliqué le président du parti, Raymond Archambault. « C'est très possible de faire une course qui a du bon sens, en bas de 200 000 $ », a-t-il dit, en citant l'exemple de la dernière campagne d'Alexandre Cloutier.

D'après le président du PQ, la course à la direction coûtera jusqu'à 450 000 $ au parti, un montant non prévu dans le budget adopté en février dernier. « Il n'est pas question pour le moment de couper ailleurs dans le budget », a cependant assuré M. Archambault.

Deux débats

Deux débats sont au programme, probablement en septembre. Un premier à Montréal et un autre dans une région qui sera déterminée par tirage au sort.

Pour le chef intérimaire Sylvain Gaudreault, ce n'est pas à lui, mais aux candidats qu'il revient de déterminer la teneur des débats, qu'il s'agisse de l'urgence de l'indépendance, de la mécanique référendaire, ou autre. « Mais il y va certainement y avoir une bonne partie des débats qui vont porter sur la catastrophique gestion [du] gouvernement présentement en place à Québec », a-t-il prédit.

M. Archambault ne croit pas que le prochain chef manquera de légitimité auprès des membres parce qu'il sera élu par scrutin préférentiel, au lieu d'un vote uninominal à deux tours comme en 2015. « C'est utilisé à certains endroits dans le monde, a-t-il soutenu en point de presse. Nous l'avons utilisé même au Parti québécois en 2005, au Bloc québécois, aussi. Alors, je pense que les militants, les membres, ne seront pas tout à fait étrangers à ce mode de scrutin. »

Candidats en quête d'appuis

Dimanche, les candidats déjà en lice, Alexandre Cloutier, Véronique Hivon, Jean-François Lisée et Martine Ouellet, continuaient d'engranger leurs appuis.

Entre autres, M. Lisée a annoncé que l'ex-directrice de cabinet France Amyot dirigera sa campagne, tandis que Mme Hivon a reçu le soutien de l'ex-député bloquiste Paul Crête.

Quatre députés du caucus péquiste ne se sont pas encore prononcés. Alain Therrien et Nicolas Marceau feront connaître leur choix bientôt, mais leur pensée se clarifie. « Alors, moi et Nicolas, on aimerait avoir un référendum dans un premier mandat avec un plan bien précis. On va rencontrer les gens », a expliqué le député de Sanguinet. 

Entre-temps, le débat sur la démarche référendaire se poursuit. Martine Ouellet accuse Alexandre Cloutier de rester flou, car il s'en remet à son flair pour jauger l'appétit des Québécois pour un nouveau référendum. « Ce sont des choses qui se sentent : il faut que les Québécois aient le goût de participer avec nous », a estimé M. Cloutier.

« Quand on veut réaliser un projet, il ne faut pas être gêné. Quand on veut réaliser un projet, il faut l'assumer », a de son côté tranché Mme Ouellet.

L'annonce du résultat de l'élection se fera à Québec le soir du 7 octobre.

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