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Le président du Bloc en Abitibi-Témiscamingue critiqué pour son appui à Martine Ouellet

Deux ex-députés du Bloc québécois de la région dénoncent la sortie du président de l'exécutif de la circonscription Abitibi-Témiscamingue, qui aurait donné son appui à Martine Ouellet sans consulter les membres de l'association locale.

Avec les informations de Marc-Olivier Thibault

Marc Lemay et Yvon Lévesque reprochent à Christian Rivard d'avoir signé la lettre que des circonscriptions ont fait parvenir au Bureau national pour exprimer leur appui à la chef Martine Ouellet.

Or, Marc Lemay tient à rectifier les faits.

« À savoir que le Bloc québécois d'Abitibi-Témiscamingue appuierait Martine Ouellet dans une lettre ouverte, c'est faux. C'est le président lui-même qui l'a appuyée, mais sans consulter personne de la circonscription d'Abitibi-Témiscamingue et pour moi, je trouve ça inacceptable que dans une démocratie, on ne prenne pas la peine de convoquer l'exécutif pour parler à ses membres et obtenir l'appui de ses membres avant de faire une telle sortie », déclare-t-il.

Député d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou de 2004 à 2011, Yvon Lévesque doute de l'appui réel de Christian Rivard envers la chef du Bloc québécois. Un avis partagé par Marc Lemay.

« Sur le réseau de communications entre le Bureau national et les comptés, M. Rivard est apparu jusqu'à maintenant en faveur du désistement de madame Ouellet. Et tout à coup, j'apprends ce matin que M. Rivard appuie Martine Ouellet », témoigne Yvon Lévesque.

« Même que M. Rivard, lorsque les sept députés ont démissionné, on s'en est parlé par voie de médias sociaux et lui-même trouvait ça déplorable. Il ne semblait pas vouloir, à ce moment-là, appuyer Martine Ouellet et plutôt appuyer les sept membres démissionnaires », raconte Marc Lemay.

Quelle valeur pour cette lettre?

Par ailleurs, Marc Lemay se questionne quant à la valeur réelle des appuis à Martine Ouellet dans la lettre signée par 30 présidents de circonscription du Bloc québécois.

« Moi, je suis profondément convaincu que plusieurs de ces personnes qui signent cette lettre-là, ne la signent pas en ayant des résolutions dûment appuyées par leur exécutif. Je serais surpris de voir une copie des résolutions de toutes les personnes qui appuient, ou qui disent qu'ils appuient Martine Ouellet dans les circonstances », avance-t-il.

Il rappelle que le mandat du Bloc québécois n'est pas de faire la promotion de l'indépendance du Québec à Ottawa, mais bien de représenter les intérêts du Québec à la Chambre des communes.

Joint au téléphone, Christian Rivard affirme qu'il a signé la lettre à titre personnel. Il a refusé de donner une entrevue à ce sujet.

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