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Le président du RTC dénonce la « démagogie » de Québec 21

Le président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Rémy Normand, accuse le chef de Québec 21 de propager des faussetés sur les coûts des stations tempérées dans l'unique but de discréditer le transport en commun.

Un texte de Louis Gagné

M. Normand est revenu à la charge mercredi pour contester les critiques formulées par Jean-François Gosselin sur la gestion du RTC.

Lors de la séance du conseil municipal de lundi soir, le chef de l’opposition officielle a dénoncé la construction, en 2015, d’une station tempérée à l’intersection de la 41e Rue et de la 1re Avenue au coût de 750 000 $.

« Un abribus à 750 000 $, c’est beaucoup trop cher. Tout le monde sait ça », a-t-il lancé.

M. Gosselin a également montré du doigt les travaux de rénovation de 200 000 $ effectués dans un local de service situé rue Marly, dans le secteur de Sainte-Foy. Le local en question comprend une toilette destinée aux chauffeurs d’autobus.

Le chef de Québec 21 a parlé de « dépenses injustifiées » qui nécessitent à son avis une enquête du vérificateur général.

« Vicieux » et « démagogiques »

Selon le président du RTC, les propos de Jean-François Gosselin étaient « foncièrement vicieux » et « très démagogiques ».

« Qu’est-ce qu’on fait quand on fait ça? En fait, on agit mesquinement, on dénigre, on cherche à diminuer et à ratatiner la Ville, le transport en commun, puis le RTC. C’est ça, l’effet réel », a dénoncé Rémy Normand.

Contrairement à ce qu’a laissé entendre le chef de l’opposition, le coût moyen des stations tempérées n’est pas de 750 000 $, mais de 360 000 $, a rectifié Rémy Normand, chiffres à l’appui.

Plus bas soumissionnaire

Le président du RTC assure que les contrats de construction ont été octroyés dans les règles de l’art, en respectant le principe du plus bas soumissionnaire.

« Tous nos projets d’infrastructures sont examinés en détail par le ministère des Transports à la fermeture et pour fin d’approbation avant le paiement final. Si un seul de nos projets était refusé, ça se saurait assez rapidement », a-t-il fait valoir.

M. Normand a tenu à préciser que le ministère des Transports assumait en moyenne 75 % des coûts de construction.

Partenariats avec le privé

Le président du RTC a en outre mentionné que certaines stations avaient été financées en tout ou en partie par des entreprises privées dans le cadre de partenariats.

Il soutient que l’achalandage observé dans les stations tempérées et la qualité des installations justifient les coûts de construction.

« Nous devons choisir des matériaux qui sont résistants au gel, aux intempéries et à une utilisation intensive et, malheureusement, au vandalisme aussi », a plaidé Rémy Normand.

Le président de la société de transport affirme que Jean-François Gosselin aurait obtenu toutes ces informations et cette mise en contexte s’il s’était donné la peine de contacter le RTC.

« La façon dont ç’a été fait, je l’ai pris comme une attaque personnelle. Sous cet angle-là, je pense que c’était voulu, que c’était volontaire […] On ne se laissera pas faire comme ça. On va réagir à chaque fois qu’on va vouloir dénigrer le transport en commun », a prévenu M. Normand.

« Inacceptable »

La sortie du président du RTC n’a pas convaincu Jean-François Gosselin, au contraire.

« C’est inacceptable. Ça ne fait aucun sens, puis je tombe en bas de mon siège parce que le président du RTC, celui qui a les deux mains sur le volant de l’autobus présentement, continue d’essayer de justifier ça », a-t-il réagi.

M. Gosselin croit toujours qu'un montant de près 750 000 $ représente une somme trop élevée pour l’aménagement d’une seule station tempérée. Il invite le réseau de transport à revoir ses priorités.

« Est-ce qu’on a besoin de se payer la Ferrari des abribus à Québec? a demandé le chef de Québec 21. Au lieu de faire un abribus, je voudrais que le RTC puisse en faire 10, 15, 20. Ça, ça augmenterait la qualité du service. »

Avec les informations d’Olivier Lemieux

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