La FTQ pousse un soupir de soulagement après avoir lu le rapport final de la commission Charbonneau.

Le président de la FTQ, Daniel Boyer, dit se sentir soulagé de voir que la commission a su faire la différence entre la FTQ et les démêlés de l'ancienne direction de la FTQ-Construction.

Il s'est aussi montré satisfait du fait que la commission n'a pas fait d'amalgame avec des personnes qu'elle dénonce dans son rapport, qui ont jadis voulu obtenir du financement du Fonds de solidarité.

M. Boyer a rappelé que le Fonds de solidarité de la FTQ a procédé à une refonte de ses règles, une première fois en 2009 et une seconde en 2014.

Il admet toutefois que le Fonds l'a échappé belle, mais croit que toutes les institutions financières pourraient ainsi être approchées par des gens aux intentions peu louables.

« On tente d'avoir les pare-feux les plus étanches possible, mais ce n'est pas toujours évident. On fait face aux mêmes difficultés que les institutions financières. Le crime organisé essaie d'avoir accès à l'économie légale. Ça existe pour toutes les institutions financières », affirme M. Boyer.

Le président du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, Richard Perron, s'est quant a lui réjoui du fait que deux de ses grandes recommandations aient été suivies, à savoir le fait de maintenir une expertise au sein des ministères, comme celui des Transports, et le fait de protéger les lanceurs d'alerte par une loi.

La présidente de l'Association de la construction du Québec, Manon Bertrand, s'est dite satisfaite que la commission n'ait pas mis tous les entrepreneurs dans le même panier. Elle fait valoir que son association n'a pas attendu les recommandations de la commission en élaborant un programme d'intégrité pour ses membres entrepreneurs, qui pourront même être certifiés par une entité indépendante.

Mme Bertrand admet toutefois qu'il reste du travail à accomplir, « un changement de culture à faire ». 

L'Ordre des ingénieurs et le Barreau étudient les conclusions

De son côté, l'Ordre des ingénieurs du Québec dit prendre acte des conclusions du rapport. « Au cours des prochaines semaines, l'Ordre prendra le temps de bien analyser les recommandations contenues dans le rapport [...] Un groupe de travail a été créé à cet effet », pour assurer le suivi aux conclusions, peut-on lire dans un communiqué.

L'ordre rappelle qu'il « a fait plusieurs recommandations pour mieux outiller le système professionnel québécois et améliorer les processus d'octroi et de gestion de contrats publics. Il rappelle aussi que « des ressources additionnelles ont été consenties pour que les ingénieurs ayant posé des gestes répréhensibles reçoivent des sanctions en conséquence. »

Pour sa part le Barreau du Québec, tient à « saluer le travail colossal pour lequel ce rapport fait la somme, et signale qu'il se penchera avec la plus grande attention sur les recommandations qui y sont formulées ».

« Le Barreau scrutera notamment les éléments touchant à la Loi sur les commissions d'enquête, pratiquement inchangée depuis 1869, au régime préconisé pour les dénonciateurs éthiques (sonneurs d'alerte) et aux mesures de prévention et de formation en matière d'éthique pour les ordres professionnels, les élus et les citoyens », selon un communiqué.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine