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Le REM, pomme de discorde des prochaines élections

À quelques mois du début officiel de la campagne électorale, le Réseau express métropolitain (REM) se présente de plus en plus comme un enjeu électoral.

Alors que libéraux et caquistes défendent le projet, ses opposants se montrent de plus en plus critiques. Leur dernier argument : la possibilité que la Caisse de dépôt et placement du Québec puisse éventuellement privatiser ce réseau.

Tous les partis politiques admettent que le transport collectif sera le sujet de nombreux débats en vue du scrutin d’octobre.

« Le transport en commun de façon générale va être au coeur de la prochaine campagne », dit André Fortin, ministre des Transports.

Le REM est un projet phare du gouvernement Couillard. Il s’agit d’un réseau de train léger de 67 kilomètres qui doit relier la Rive-Sud à la Rive-Nord en passant par le centre-ville et l’ouest de Montréal.

Une autre proposition

De son côté, le Parti québécois propose une solution de rechange connue sous le nom de « Grand Déblocage » : un vaste réseau qui combinerait tramways, bus rapides et trains.

« Notre projet, c'est 133 000 voitures qui vont rester dans leur stationnement, c'est 10 % de congestion de moins dans la région métropolitaine. Le REM, c'est 0,1 % », affirme le député péquiste Alain Therrien, porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports.

Évalué à 6,3 milliards de dollars, le REM a reçu plusieurs appuis, mais il essuie de plus en plus de critiques. Une des dernières consiste en la possibilité que la Caisse de dépôt et placement du Québec, propriétaire à 53 % du projet, privatise le réseau.

« La Caisse de dépôt peut le vendre n'importe quand. Puis ça pour nous c'est inacceptable. Demain matin, [si] Québec solidaire est au pouvoir, on rapatrie le REM dans le giron du collectif. On met un stop au projet pour voir où est-ce qu’il est rendu », déclare Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire.

En effet, la loi n'exclut pas la vente du réseau de transport après les travaux.

« C'est certain que la Caisse de dépôt dépendamment où elle est dans le temps peut avoir différentes priorités. Mais en même temps, on n’a jamais senti une réelle volonté de la Caisse de dépôt de se départir du projet comme cela », affirme le ministre des Transports.

Contre la privatisation

La Coalition avenir Québec est en faveur du projet et elle ne croit pas que la privatisation soit un enjeu.

La CAQ ne soutiendrait pas la vente du REM, a précisé M. Charrette.

La Caisse de dépôt a précisé vendredi n'avoir aucune intention de le vendre.

« On va nous dire que ce n’est pas dans nos intentions, mais il n’en reste pas moins qu’effectivement tout est prévu pour que la Caisse puisse éventuellement vendre », a souligné Gérard Beaudet professeur à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal.

Avec les informations de Marie-Laurence Delainey.

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