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Le secteur de Pointe-Gatineau pourrait être protégé par une dérogation collective

Le quartier de Pointe-Gatineau, durement touché par les inondations printanières, pourrait bénéficier d'une dérogation collective, selon le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Réagissant jeudi après-midi aux assouplissements de Québec sur les critères encadrant la reconstruction des maisons ravagées et l'indemnisation des victimes des inondations, le maire s'est montré satisfait. Il a soutenu que les changements « représentent de belles victoires pour beaucoup de sinistrés ».

Avec les assouplissements, les municipalités pourront maintenant demander une dérogation collective pour pouvoir reconstruire des résidences dans un même secteur touché par les inondations, tout en respectant des règles strictes.

La clause permettra de protéger des quartiers et touchera beaucoup de citoyens, promet le maire. « Pour moi, c'est clair, clair que c'est fait notamment pour Pointe-Gatineau », a-t-il souligné. Cela permettra à la Municipalité de gérer « non pas maison par maison, mais en fonction d'un quartier », s'est réjoui M. Pedneaud-Jobin.

Ce sera toutefois plus difficile de tenter d'obtenir une telle dérogation pour la rue Jacques-Cartier, le chemin du Fer-à-Cheval et pour l'ouest du boulevard Hurtubise, a précisé le maire. Il a ajouté que les résidents bénéficieront d'autres changements apportés au décret, dont celui de baser les évaluations sur les coûts de reconstruction plutôt que l'évaluation foncière.

Des discussions avec le gouvernement auront aussi lieu à l'automne pour déterminer l'avenir de certains autres secteurs touchés par les inondations.

Les citoyens de nouveau invités à la patience

Le maire a cependant tenu à prévenir les citoyens qu'ils devront de nouveau être patients. Le gouvernement aura 30 jours pour répondre à la demande de dérogations collectives de la Ville. Toutefois, avant de présenter ces demandes, la Municipalité doit attendre les rapports d'évaluation du gouvernement.

« Ça va être long pour bien des gens », a-t-il ajouté.

Chez certains citoyens rencontrés par Radio-Canada, cet appel à la patience est accueilli froidement. « J’ai encore des amis qui vivent à l’hôtel depuis le 19 avril. Qu’est-ce que ça prend pour bouger », déplore Louise David, une résidente de Pointe-Gatineau.

« Notre patience est à bout. On n’est plus capable d’attendre. […] Là, on vit dans l’incertitude », souligne de son côté, Gilles Bigras, un autre résident de Pointe-Gatineau.

Le maire ignore toujours le nombre de maisons qui devront être démolies à la suite des inondations, puisque les données ne sont pas encore disponibles.

Un manque de souplesse, selon la FQM

Par ailleurs, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) a fait savoir par communiqué, jeudi, qu’elle considérait que Québec avait amélioré son décret, mais que ce dernier manquait encore de souplesse. La FQM dénonce entre autres l’incertitude causée par « l’absence de délais dans le traitement des demandes de dérogation individuelle ».

La Fédération croit que les municipalités dont le territoire a été peu ou pas du tout touché par les inondations devraient pouvoir se retirer de la zone d’intervention spéciale.

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