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Le stationnement hivernal de nuit dorénavant permis à Sherbrooke

À moins d'avis contraire le jour même, il sera dorénavant permis de se stationner dans les rues de Sherbrooke pour la totalité de l'hiver à compter de novembre prochain.

Un texte de Charles Beaudoin

Le conseil municipal de Sherbrooke a demandé lundi une modification du règlement de la ville afin d'autoriser quotidiennement, s'il n'y a pas d'opération de déneigement prévue, une levée de l'interdiction qui empêchait tout stationnement de nuit du 15 novembre au 31 mars.

« Il faut quand même que les gens aient un plan B », souligne la directrice du Service de l'entretien et de la voirie, Guylaine Boutin.

« Il faut tous les jours aller voir, parce qu’on ne peut pas se fier à la météo. Il y a des opérations d’enlèvement de neige qu’on ne fait pas pendant qu’il y a une opération de tassement. Souvent, on va être appelé à travailler quand il ne neige pas, alors si le citoyen se fie juste là-dessus, il va se faire prendre et devoir payer une contravention et ce n’est pas ce qu’on veut », signale-t-elle.

Depuis deux ans, la Ville de Sherbrooke offrait aux automobilistes certaines levées de l'interdiction de stationnement dans la rue, entre minuit et 7h pendant quelques semaines de la période hivernale seulement. La diminution de 18 % des contraventions émises et de 12 % du nombre de remorquages nécessaires lors d’opérations de déneigement entre les deux années du projet pilote a convaincu la Ville d'aller de l'avant.

Ceux qui désirent laisser leur voiture la nuit devront consulter soit le site Internet de la Ville de Sherbrooke, soit les réseaux sociaux ou encore l'application mobile B-CITI à compter de 16h. Les automobilistes qui se font prendre devront quant à eux débourser davantage que les 35$ de contravention qu'il en coûtait auparavant.

« Ce qu’on lit sur les réseaux sociaux, c’est que ça coûte moins cher [payer l'amende] que de se trouver un plan B. Il y en a qui viennent de régions, comme à Montréal, où payer 35$ pour se stationner une journée peut être assez courant. C’est un peu agaçant, parce que nous, toutes les fois, ça retarde des équipes qui travaillent à plus de 1000 $ de l’heure et ce n’est pas quantifié nulle part, donc on veut le moins de voitures possible pour ne pas retarder les opérations et offrir le meilleur service », résume Guylaine Boutin.

Un début d'année coûteux pour le déneigement

La directrice du Service de l'entretien et de la voirie était notamment au conseil municipal lundi pour présenter aux élus le rapport annuel des opérations de déneigement, qui devraient priver le budget de la Ville de près de 700 000  dollars additionnels au terme de l'année civile si la tendance des dernières années est respectée.

« Tous les postes budgétaires sont dépassés, parce que ç’a été un hiver où il y a eu beaucoup de sel de déglaçage à cause du gel et dégel et des variations de température, décrit Guylaine Boutin. On a eu six épisodes de verglas, 306 cm de neige alors que la moyenne des cinq dernières années était de 250, alors c’est la fréquence de l’enlèvement de neige [qui a coûté cher]. »

Le budget annuel de déneigement est établi à 9,9 millions de dollars.

« On peut penser qu’on va être en dépassement budgétaire si on suit la moyenne des dernières années, mais on a eu des surprises aussi dans les dernières années où on a eu des dépenses de déneigement entre 1,9 M$ et 4 M$ à l'automne », nuance néanmoins Guylaine Boutin.

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