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Le système de bien-être à l'enfance au Yukon décrié

Une révision du système de bien-être à l'enfance annoncée par le gouvernement en laisse certains perplexes après qu'une enquête de la CBC a révélé des allégations de violence et de mauvais traitements.

Sous le couvert de l'anonymat, plusieurs jeunes anciens résidents de foyers d'accueil et un travailleur ont raconté à CBC avoir été témoins ou victimes de mauvais traitements par des travailleurs du système.

La défenseure de l’enfance et de la jeunesse du Yukon a vite réagi aux allégations en disant que celles-ci ne l'étonnent pas. Anette King affirme avoir de nombreux dossiers faisant part de problèmes vécus par des enfants pris en charge par le système de la protection à l'enfance. Celui-ci doit, selon elle, être revu en entier.

Le territoire a indiqué plus tôt cette semaine entamer une révision complète de ses six foyers de groupe pour les enfants et les jeunes, se concentrant sur les trois dernières années. C'est le bureau de la défenseure de l’enfance et de la jeunesse qui s'en chargera, mais les détails doivent encore être déterminés.

Les députés de l'opposition s'insurgent

La question de la protection à l'enfance a dominé les débats de l'Assemblée législative du Yukon. La députée de Watson Lake, Patti McLeod, a demandé comment la ministre avait pris la décision de procéder à une révision : « Quelle directive la ministre a-t-elle donnée à son ministère et quand l'a-t-elle donnée? »

La députée néo-démocrate Kate White dit qu'il est troublant d'entendre en Chambre que la ministre était au courant de ces allégations depuis au moins six semaines, et que le premier ministre l'était depuis son mandat dans l'opposition.

La ministre confiante

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Frost, se range derrière son personnel. « Ils font un travail remarquable », a-t-elle affirmé mercredi.

La ministre ajoute avoir contacté le personnel de son ministère aussitôt avoir été informée des allégations. « Les préoccupations qui ont été apportées à mon attention sont très sérieuses quant à la sécurité de l'enfant en question. Nous nous sommes tournés immédiatement vers le ministère et avons laissé le personnel du ministère, des experts dans leur domaine, prendre les actions nécessaires. »

Des sceptiques

Mais selon le président du Syndicat des employés du Yukon, Steve Geick, le bureau de la défenseure est trop proche du gouvernement. « Je n'ai aucune confiance dans une enquête qui n'est pas réalisée par une tierce partie indépendante du gouvernement. »

En 2016, la Commission de la santé et de la sécurité au travail a procédé à une enquête après qu'une plainte d'un travailleur eut révélé que les travailleurs étaient souvent seuls dans les foyers. Le gouvernement avait alors procédé à des changements pour améliorer la sécurité des employés.

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