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« Le test, il est pour Philippe Couillard », dit Éric Caire

La Coalition avenir Québec dénonce le silence du premier ministre au lendemain de la diffusion d'un reportage de l'émission Enquête montrant l'accès privilégié de Marc-Yvan Côté à Sam Hamad. À l'instar des autres partis d'opposition, la CAQ demande l'exclusion de Sam Hamad du Conseil des ministres le temps de faire la lumière sur les allégations « extrêmement graves ».

« Le test, il est pour Philippe Couillard. Si, d'ici 24 heures, Philippe Couillard n'a pas exclu Sam Hamad du conseil des ministres, on comprendra que son ami, celui qui a été le tout premier à le soutenir dans la course au leadership, va avoir préséance sur ce que commande la fonction de premier ministre du Québec », a déclaré Éric Caire, porte-parole de la CAQ pour le Conseil du Trésor, en réaction au reportage d'Enquête.

L'échange de courriels entre Marc-Yvan Côté et des dirigeants de l'entreprise Premier Tech, de Rivière-du-Loup, révèle un « bris de la confidentialité du Conseil des ministres par M. Hamad » ainsi que des infractions à la loi sur le lobbyisme et au code d'éthique des élus, soutient M. Caire.

Le député de la CAQ estime que le ministre n'a plus la crédibilité pour remplir ses fonctions de « chien de garde des deniers publics ».

La CAQ s'interroge par ailleurs sur le fait que Sam Hamad ait continué à entretenir des contacts avec Marc-Yvan Côté, même après qu'il eut été banni du Parti libéral du Canada dans la foulée du rapport Gomery.

« Marc-Yvan Côté, ce n'est pas exactement Blanche-Neige », fait valoir Éric Caire. Marc-Yvan Côté a par ailleurs été arrêté pour fraude envers le gouvernement et corruption par l'Unité permanente anticorruption, il y a deux semaines.

La députée péquiste Agnès Maltais estime que c'est le courriel du chef de cabinet adjoint de Sam Hamad à un dirigeant de Premier Tech qui est le plus compromettant pour le ministre dans cette affaire. « Il y a quelqu'un qui était sous son autorité directement qui confirme qu'il y a eu trafic d'influence dans ce courriel », soutient Mme Maltais.

Le chef de cabinet adjoint a écrit au sujet de la subvention demandée : « On partait de loin mais on a travaillé fort pour ne pas avoir le statu quo ».

Comme le réclamaient la CAQ et les autres partis d'opposition, Sam Hamad a lui-même demandé au commissaire à l'éthique, vendredi matin, de faire la lumière sur les révélations d'Enquête. En après-midi, le Commissaire a annoncé qu'il fera enquête sur cette affaire. 

Le premier ministre n'a pas réagi jusqu'ici au reportage. Pour sa part, Sam Hamad a laissé entendre en entrevue, vendredi matin, qu'il n'avait pas eu de contact avec le premier ministre depuis les révélations.

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