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Le travail dans l'ombre derrière les élections

Ce ne sont pas tous les passionnés de politique qui se lancent dans l'arène comme candidat. À quelques heures du scrutin du 5 novembre, les travailleurs d'élections triment dur pour que tout se passe comme sur des roulettes dimanche.

Un texte de Carl Marchand

Vendredi après-midi à Lévis au quartier général des travailleurs d'élections, qu'ils appellent amicalement « la salle du chaos », André Cochrane préparait des bulletins de vote. L'homme n'en est pas à son premier tango électoral.

« J'ai commencé en 2002, quand j'ai pris ma retraite et je fais les élections municipales, provinciales et fédérales », raconte-t-il fièrement.

L'ex-employé de l'Assemblée nationale a bien failli manquer ce scrutin en raison de problèmes de santé. Bien rétabli, il n'a pas hésité à reprendre le collier.

« J'ai côtoyé la politique tout le temps et ce n'est jamais pareil. Selon le palier, il y a des choses différentes, des problèmes chaque fois, mais c'est de l'adrénaline », explique-t-il.

La préparation du scrutin s'est amorcée il y a un an. En plus du vote par anticipation, il faut aussi mettre en place le vote par correspondance pour les propriétaires d'immeubles qui ne réside pas sur le territoire de la ville. À Lévis, 90 personnes environ peuvent se prévaloir de ce droit.

Des employés fidèles

Il faut plus de 1000 employés pour assurer le bon déroulement à travers 46 lieux de vote. Environ 75 % des travailleurs reviennent chaque élection.

« Cette année, le recrutement a été beaucoup plus rapide parce qu'on a utilisé Facebook qui était beaucoup moins présent avant dans les réseaux sociaux », indique Marie-Pier Boutin, responsable des communications au bureau de la Présidente d'élection.

Mais il y a toujours des désistements. Le stress que tout se passe bien sera présent jusqu'à l'ouverture des bureaux.

« Ce qui est vraiment le thrill, c'est le matin quand les responsables de salles viennent ramasser le matériel, de s'assurer que chacun va être là. Pas besoin de café! » insiste la secrétaire d'élection Stéphanie Giasson, qui ne compte plus les scrutins auxquels elle a participé.

André Cochrane appelle les électeurs en grand nombre. Le vétéran travailleur d'élection qui se promènera entre les différents points de vote pour régler les problèmes de dernière minute n'a qu'un autre souhait pour le vote de dimanche.

« Qu'il fasse beau! Il va y avoir du monde, parce que moi je vais être dehors et je ne veux pas qu'il pleuve! »

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