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Le vérificateur général de la N.-É. reproche au gouvernement sa désorganisation en matière d'immobilisations scolaires

Le vérificateur général de la Nouvelle-Écosse reproche au gouvernement sa désorganisation et son manque de planification à long terme pour la construction et la rénovation d'écoles.

Michael Pickup vient de publier quatre nouveaux rapports, dont un sur le dossier des immobilisations scolaires.

« Le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance fait un mauvais travail », dit-il.

Le rapport du vérificateur souligne que le ministère ne planifie pas à long terme les rénovations ou les constructions d’écoles. Il ne fait pas coïncider par exemple la fermeture d’un établissement avec l’ouverture d’un autre. Le vérificateur indique aussi que les décisions sont souvent prises d’une façon aléatoire sans être soutenues par des faits probants.

École à Eastern Passage

Michael Pickup donne l’exemple de la décision de construire une nouvelle école secondaire à Eastern Passage, dans la municipalité régionale d’Halifax, au coût de 21 millions de dollars.

Il souligne qu’il n’y a aucune preuve qui démontre le besoin d’une nouvelle école dans ce secteur. Au contraire, écrit-il, elle prive les écoles de Cole Harbour et d’Auburn Drive de la moitié de leurs élèves.

Le vérificateur souligne aussi que le gouvernement a approuvé les dix projets qu’un comité consultatif estimait les plus pressants, mais qu’il a ensuite donné son aval à quatre projets d’immobilisation qui se retrouvaient beaucoup plus loin dans la liste des priorités. Ces quatre projets ont coûté à eux seuls 63 millions de dollars.

Deux nouvelles écoles

Deux de ces soumissions, la nouvelle école de Bridgetown et celle de Tatamagouche sont situées dans les circonscriptions du premier ministre Stephen McNeil et de la ministre de l’Éducation, Karen Casey. Elles étaient respectivement 26e et 28e dans la liste des priorités.

« Nous avons de la difficulté à comprendre comment ces écoles ont été approuvées en vertu des analyses qu’on nous a fournies », écrit le rapport. Le conseil exécutif a donné l’approbation finale, selon ce que Michael Pickup a appris, car il a le dernier mot dans les projets d’immobilisation.

Infrastructures essentielles

Par ailleurs, le vérificateur général souligne que la province n’a pas identifié les infrastructures essentielles à la province ni leurs propriétaires. Il n’a pas non plus déterminé les principaux risques pour ces infrastructures.

Il cite l’exemple de la chaussée de Canso, qui relie le Cap-Breton à la Nouvelle-Écosse continentale. Le gouvernement n’a pas de plan de contingence si elle devait subir des dommages importants.

« Les Néo-Écossais veulent pouvoir se dire que leur gouvernement et le secteur privé travaillent de concert pour se préparer à une catastrophe, comme un désastre naturel », dit le vérificateur Pickup dans une vidéo publiée avec son rapport.

Inclusion du privé

Michael Pickup ajoute que la province n’a pas désigné un ministère comme responsable des infrastructures essentielles, comme les routes, les ponts, les hôpitaux et même les systèmes de communication. Le gouvernement a un plan pour le système de santé, écrit le vérificateur, mais on ne sait pas s’il en a pour d’autres secteurs.

« Nous remarquons que le gouvernement n’a pas de partenariat avec le secteur privé, qui possède pourtant la plupart des infrastructures essentielles, comme celles liées à l’énergie », dit-il.

Il affirme que la province doit pouvoir travailler avec ces entreprises afin de garantir un retour rapide à la vie normale après une urgence. Les deux autres rapports du vérificateur général portent sur les services de garde à l’enfance et sur les systèmes informatiques de la province.

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