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Légalisation du cannabis à usage récréatif : les villes veulent leur part de revenus

Les municipalités du Québec et de l'Abitibi-Témiscamingue estiment que la légalisation de la consommation de cannabis à usage récréatif sur leur territoire aura des répercussions socio-économiques et désirent ainsi recevoir leur part quant aux revenus qui seront engendrés.

Un texte de Jocelyn Corbeil

Le président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a présenté la position des municipalités, mardi matin à l'Assemblée nationale, sur le projet de loi no 157, encadrant le cannabis.Il a insisté sur deux points : le respect des compétences municipales en aménagement du territoire et le partage des revenus de la vente du cannabis entre les trois paliers de gouvernement.L’UMQ croit la légalisation du cannabis à usage récréatif aura des impacts sur une dizaine de services municipaux.Les villes souhaitent donc obtenir une partie des revenus liés à la vente de ce produit sur leur territoire.« Pour nous permettre d'assumer les dépenses qui viennent s'ajouter soit au niveau de la sécurité publique, la formation des policiers, les ajustements au niveau des cours municipales », énumère Alexande Cusson, président de l'Union des municipalités du Québec

Le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, souhaite aussi que sa municipalité puisse obtenir sa juste part des revenus.

« Il y a pas mal de responsabilités qui vont nous incomber et on pense que ça serait logique et normal que les trois paliers de gouvernement qui assument des responsabilités différentes, distinctes selon leur juridiction puissent avoir des revenus de la vente de ce produit-là », ajoute-t-il.

Délais serrésÀ moins de sept mois de la légalisation de la marijuana à des fins récréatives, plusieurs élus affirment que les délais sont très courts.

« On trouve que ça va vite. Juillet 2018, c'est demain, surtout en année électorale où on arrive avec un nouveau conseil. C'est quand même un enjeu important, un virage important qui va certainement créer quelques tumultes. Il faut bien gérer ça », explique Diane Dallaire, nouvelle mairesse de Rouyn-Noranda.

L’UMQ souhaite également avoir son mot à dire sur le choix des sites des futures succursales de la société québécoise du cannabis, pour ne pas, par exemple, qu'elles soient à proximité des écoles.

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