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Les 12 travaux du Parti albertain

L'excitation autour de la possibilité que représente le Parti Albertain comme choix centriste est palpable chez ses membres, à l'aube de l'Assemblée générale du parti qui se déroule en fin de semaine à Red Deer. Le parti est cependant loin d'avoir les fonds et la base nécessaires pour faire des gains significatifs à l'élection provinciale de 2019. Il faudra d'abord organiser une course à la direction rapide et remarquée.

Un texte d'Emma Hautecoeur

L’assemblée générale du Parti albertain a attiré plus de membres que prévu par les organisateurs qui ont réservé la salle il y a six mois. Les billets se sont tous vendus avant le début de l’événement. « Il y a une demande réelle pour un choix fort au centre en Alberta, qui rejette la polarisation que nous voyons en ce moment en politique », affirme Greg Clark, maintenant chef par intérim du Parti.

Cet engouement apparent se reflète également dans le nombre de candidats au conseil d’administration du Parti ayant une expérience en organisation et financement politique. « C’est une excellente nouvelle pour le Parti, et la course à la direction bénéficiera de cette expérience », affirme Greg Clark.

Beaucoup d’entre eux ont d’ailleurs été associés de près ou de loin au Parti progressiste-conservateur (PC), avant que celui-ci ne fusionne avec le Wildrose pour créer le Parti conservateur uni de l'Alberta.

Brian Heidecker a été responsable de la campagne à la chefferie du progressiste-conservateur Doug Griffith en 2011. Denise Brunner a donné sa démission comme vice-présidente de l'organisation du PC à la suite d’une escarmouche avec l’équipe de campagne de Jason Kenney durant la course au leadership. Et les noms d’une demi-douzaine d’anciens présidents ou directeurs d’associations de circonscriptions du PC s’ajoutent à ceux-ci.

« Nous avons énormément de travail devant nous », constate Kerry Cundal, ancienne membre du Parti progressiste-conservateur et plus récemment candidate à la direction du Parti libéral. Elle espère être élue au conseil d’administration et dit que beaucoup de membres du PC ne se retrouvaient plus dans le Parti conservateur uni et cherchent à contribuer à l'autre solution.

Lorsqu’elle faisait campagne au Parti libéral provincial, Kerry Cundal parlait de travailler avec le Parti albertain. Elle souhaiterait toujours cette collaboration, mais voit peu d’intérêt du Parti libéral.

Un défi important

Greg Clark n’a pas encore décidé s’il se présentera pour tenter de redevenir chef du Parti albertain. Il réaffirme que sa démission était sa propre décision « après consultation avec le conseil d’administration et les conseillers du Parti ». Il ne fera pas d'annonce à cet effet à l’Assemblée générale. Il se dit cependant très excité du nouveau vent que le Parti espère créer grâce à la course à la direction.

Un autre des candidats au conseil d’administration, Blake Pedersen, a oscillé à travers les années entre le Parti progressiste-conservateur et le Wildrose, cherchant le meilleur véhicule pour promouvoir la rigueur fiscale tout en rejetant le conservatisme social lorsqu’il se faisait trop insistant. Il s’est engagé comme bénévole au Parti albertain quand l’union de la droite est devenue une certitude.

Il croit qu’un des plus gros défis sera d’aller chercher des membres à l’extérieur des centres urbains.

Kerry Cundal est du même avis. Elle estime cependant que l’adhésion des membres progresse bien. Son équipe de bénévoles a recruté 500 nouveaux membres en un mois et espère en atteindre 10 000 en janvier, soit près de dix fois moins que le PCU, mais plus que le Parti libéral.

L’échéancier pour être compétitif en 2019 est très serré, consent Blake Pedersen, et tout repose sur une course au leadership bien organisée, même si elle est très rapide. Le Parti albertain n’a pas encore d’associations dans toutes les circonscriptions, et son financement de cette année (jusqu'au 30 septembre) est près de 16 fois moins élevé que celui des néo-démocrates au pouvoir.

Par ailleurs, M. Pedersen croit qu’il faudra également trouver un équilibre sur le plan des politiques du parti. « Ça peut être difficile de se placer comme les centristes modérés, parce que ça peut donner une impression de passivité », dit-il. Il ajoute que des groupes travaillent actuellement au développement de politiques.

L’assemblée générale du Parti albertain se déroule aujourd’hui de 8 h 30 à 17 h à Red Deer. Les membres éliront les 12 membres du nouveau conseil d’administration à cette occasion.

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