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Les 14 candidats à la direction du PCC s'affrontent à Halifax

Les quartoze candidats de la course au leadership du Parti conservateur du Canada ont débattu, samedi soir, à Halifax en Nouvelle-Écosse.

L'homme d'affaires, Kevin O'Leary, qui a déposé sa candidature au lendemain du premier débat en français, à Québec, était présent pour participer aux échanges.

La candidate, Kelly Leitch, a commencé le débat en souhaitant la « bienvenue au Canada » à M. O'Leary. Elle faisait ainsi référence sur un ton sarcastique au fait qu'il passe beaucoup de temps aux États-Unis.

Kellie Leitch, qui était assise à la gauche de M. O'Leary, a continué provoqué M. O'Leary. « Il y a des reportages parlant des efforts de certains non-conservateurs qui adhèrent au parti pour m'empêcher d'en devenir le chef », a-t-elle aussi blagué. « Je ne m'attendais pas à m'asseoir tout juste à côté de l'un d'entre eux. »

M. O'Leary a été la cible d'autres nombreuses attaques durant le débat, notamment pour avoir mis en ligne une vidéo dans laquelle on le voit manipuler des armes à feu dans un centre de tir.

La vidéo a été publiée le jour même où se déroulaient, à Montréal, les funérailles de trois des victimes de l'attentat survenu à la grande mosquée de Québec. Kevin O'Leary s'est par la suite excusé d'avoir publié la vidéo et l'a retirée du web.

M. O'Leary n'a pas répliqué aux propos de ses adversaires à ce sujet.

Les députés Erin O'Toole et Andrew Scheer ont aussi piqué la vedette de la télé-réalité, accusant l'homme d'affaires établi à Boston d'avoir retourné sa veste sur la question de la tarification du carbone.

« Nous avons déjà une célébrité-en-chef en Justin Trudeau », a lancé M. O'Toole. Nous ne battrons pas une célébrité-en-chef par une autre célébrité-en-chef. »

M. Scheer a reproché à M. O'Leary son silence sur l'idée de punir les entreprises qui refusent de réduire leurs émissions de gaz à effets de serre de 30 % au cours des 20 prochaines années.

Prospérer dans les Maritimes

Refusant de céder à leurs provocations, M. O'Leary a cherché à parler d'enjeux économiques comme la création d'emplois et la croissance.

Les entreprises ont besoin « d'un riche sol pour planter des graines » afin de croître et de prospérer, ajoutant que le climat n'était pas actuellement très favorable pour y parvenir dans les provinces maritimes, a ajouté l'homme d'affaires.

« On ne peut pas même pas faire pousser de l'herbe. C'est un désastre », a lancé celui dont la candidature a été comparée à la réussite inattendue du nouveau président américain Donald Trump.

Tous les candidats ont promis de reprendre les Maritimes aux mains des libéraux et d'assurer une meilleure représentation des provinces de l'Atlantique  Ottawa.

Il y a également eu consensus en ce qui a trait à leur position selon laquelle le gouvernement ne devrait pas dicter aux provinces ce qu’elles doivent faire et certains d’entre eux ont suggéré que le secteur privé prenne davantage de place.

Le débat a été animé par Rob Moore, un ancien député fédéral conservateur devenu le porte-parole du parti sur les questions touchant les provinces atlantiques malgré sa défaite électorale en 2015.

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