Retour

Les adversaires de Kenney affichent leur opposition à une fusion de la droite albertaine

Le sixième et dernier débat entre les trois candidats à la direction du Parti progressiste-conservateur (PPC) de l'Alberta s'est tenu mardi soir à Calgary. La question d'une possible fusion avec le Wildrose, l'autre parti de droite, a divisé les prétendants au poste de chef.

Le favori dans la course Jason Kenney a réitéré qu’il souhaitait une fusion des deux groupes conservateurs, seule option selon lui pour défaire le Nouveau parti démocratique (NPD) au prochaine élections provinciales en 2019.

« Il faut arrêter la division du vote conservateur », a lancé Jason Kenney. Ce dernier a rappelé que les deux partis votent de manière similaire dans 90 % des cas en chambre et que peu d’enjeux les divisent.

Selon lui, le succès de la fusion entre les deux partis conservateurs fédéraux en 2003 est une preuve qu’un tel pari politique peut être réussi.

« Les partisans du Wildrose ne sont pas des extraterrestres, ce sont d’anciens conservateurs ! », a t-il martelé en ajoutant : « Il faut juste regarder par la vitre avant, pas par le rétroviseur ».

Pas assez de temps pour la fusion disent Nelson et Starke

Son adversaire, Byron Nelson croit que le PPC et le Wildrose n’auront pas le temps de réussir cette unification d’ici les prochaines élections. « La meilleure voie pour le Parti progressiste-conservateur n’est pas d’être absorbé par un Wildrose 2.0 », a lancé l'avocat de Calgary.

Le député Richard Starke a également prôné le statu quo. Pour lui, la fusion est « un plan d’unité pour lequel nous n’avons tout simplement pas le temps », a t-il indiqué.

Le chef du Wildrose, Brian Jean a laissé savoir à la fin janvier que si la fusion avait lieu, il se présenterait à la direction du nouveau parti. Mais précisant sa pensée cette semaine, ce dernier a indiqué que l'opération ne pourrait se faire que sous la structure du Wildrose.

« L’unification est un petit prix à payer si nous pouvons utiliser le cadre légal du Wildrose pour le mouvement conservateur à l’avenir », a affirmé Brian Jean lundi.

Le prochain chef conservateur doit être choisi lors du congrès du parti le 18 mars prochain.

Plus d'articles