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Les autres villes de l'île de Montréal demandent une révision du budget d'agglomération

Les 15 municipalités liées à la métropole dans l'agglomération de Montréal demandent à l'administration Plante-Dorais de revoir son budget.

Elles estiment que le budget que la Ville de Montréal a présenté mercredi les oblige à revoir leurs propres prévisions budgétaires, qu’elles avaient basées sur l’inflation prévue.

« Ce qu’on demande, c’est que Mme Plante nous traite comme de vrais partenaires et qu’avec elle, on puisse revoir le budget pour qu’il soit à l’intérieur de l’inflation », a dit George Bourelle, maire de Beaconsfield et vice-président de la commission sur les finances et l’administration de l’agglomération, lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville de Westmount.

En moyenne, ces villes situées sur l’île de Montréal doivent fournir un effort de 5,3 % supérieur à celui de l'an dernier pour le budget de l’agglomération. La Ville de Montréal, elle, doit assumer une hausse de 6,8 %. Seule la municipalité de Sainte-Anne-de-Bellevue fournira une contribution inférieure en 2018, puisque sa quote-part diminuera de 7,4 %.

Le budget de la Ville de Montréal déposé mercredi prévoit des dépenses d'agglomération d'environ 2,4 milliards de dollars en 2018, une hausse de 6,5 % par rapport à 2017. Ces dépenses seront assumées à plus de 82 % par Montréal, ce qui correspond approximativement à son poids démographique sur l'île. Le reste, soit un peu plus de 17 %, sera versé par les 15 autres municipalités de l'île.

L'administration vise une réduction des coûts à long terme

L’augmentation des dépenses de l’agglomération s’explique principalement par les facteurs suivants, indique le président du comité exécutif, Benoit Dorais :

  • Le financement de l’utilisation des mesures transitoires permettant d’atténuer les effets de l’augmentation des coûts des régimes de retraite en 2008 et ceux du changement de régime pour le remboursement de la TVQ;
  • Les coûts des nouvelles conventions collectives avec les policiers du SPVM et les pompiers du Service de sécurité incendie;
  • Une hausse des crédits pour le transport en commun ainsi que pour le service de l’eau et celui des infrastructures.

En ce qui concerne les mesures transitoires liées aux régimes de retraite et à la TVQ, Benoit Dorais, explique que « l’administration a fait le choix de se départir de ces obligations à court terme au lieu de les étaler dans le temps, et ce afin de limiter le fardeau à long terme pour les contribuables ».

Il a aussi fait remarquer que le transport en commun, le service de l’eau et le service des infrastructures « sont des services dont bénéficient l’ensemble des villes de l’agglomération de Montréal ».

« Si nos choix budgétaires ont un impact important sur la fiscalité [de Montréal] et des municipalités reconstituées, c’est pour permettre à la Ville et à l’agglomération de réduire les coûts à long terme et de dégager une marge de manœuvre pour l’avenir », a-t-il soutenu.

Présidé par Valérie Plante, le conseil d'agglomération s'occupe des services communs à l'ensemble de l'île de Montréal.

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