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Les avocats et notaires de l'État déposeront une demande d'injonction

Les avocats et notaires à l'emploi du gouvernement du Québec déposeront une demande d'injonction devant la Cour supérieure lundi. Ils réclament que trois heures de salaire soient payées aux employés qui doivent se déplacer pour assurer le maintien des services essentiels pendant la grève.

Ils dénoncent qu'en vertu d'une directive lancée par le Conseil du Trésor, le gouvernement refuse de les payer.

Cette mesure les force à investir du temps dans des demandes de remise de cause et enfreint la loi sur les normes du travail, avance le président de l'Association des avocats et notaires de l'État québécois, Me Jean Denis.

On conteste le fait que le gouvernement du Québec ne respecte pas la loi sur les normes du travail, des normes qui sont d’ordre public.

Me Jean Denis, président de l'Association des avocats et notaires de l'État québécois l'ANEQ

La députée de Pointe-aux-Trembles et porte-parole pour le Conseil du Trésor, Nicole Léger, s’inquiète de voir le conflit s’enliser et interpelle le Conseil du Trésor.

« Je trouve que c’est rendu pas mal loin. Je demande au gouvernement de régler le conflit. Je me questionne sur le rôle possible du remaniement ministériel. Il est président du Conseil du Trésor, M. Leitao [Carlos J. Leitão] et en même temps ministre des Finances. Est-ce qu’il y a un problème là? » questionne-t-elle.

Les juristes de l'État tentent de renouveler leur convention collective depuis le 31 mars 2015, et sont en grève générale illimitée depuis le 24 octobre dernier.

Au sujet des négociations en cours, Me Jean Denis qualifie de « ridicule » l’offre qui a été présentée à titre exploratoire.

« Ce n’est pas une offre concrète, ce n’est même pas une offre officielle, c’est une offre qui nous a été faite à titre exploratoire, simplement pour voir ce qu’on en pense et cette offre, elle était carrément ridicule ».

Le président de l'Association des avocats et notaires de l'État québécois ne s’inquiète pas de voir le gouvernement adopter une loi spéciale pour contraindre ses membres à retourner au travail.

« Le droit de grève fait partie du droit d’association reconnu, un droit reconnu par la constitution […] Il agirait donc de façon inconstitutionnelle [en les forçant à retourner au travail] ».

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