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Les candidats à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario s'intéressent-ils aux Franco-Ontariens?

Bien des francophones observent la course à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario et se demandent si les enjeux qui les touchent seront pris en considération au cours des prochaines semaines et des prochains mois avec les élections générales qui approchent.

Un texte de Julie-Anne Lamoureux

Sous l'ancien chef, Patrick Brown, le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario avait amorcé un rapprochement vers les francophones.

Patrick Brown disait qu'il n'y avait peut-être pas toujours eu de compétition avec les libéraux pour courtiser les francophones, mais que cette situation était en train de changer.

Est-ce que ce sera toujours le cas avec un nouveau chef?

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario a demandé aux trois candidats déclarés de remplir un questionnaire pour connaître leurs priorités sur les enjeux francophones.

Il s'agit du questionnaire qui sera aussi envoyé à tous les partis lors de la campagne électorale au printemps.

Avec l'arrivée d'un nouveau chef, l'AFO veut s'assurer que les engagements contenus dans la plateforme progressiste-conservatrice pour la francophonie soient maintenus, que le poste de conseiller aux affaires francophones dans le bureau du chef du parti soit rétabli et que le prochain chef s'engage à prendre des cours de français, sans nécessairement devenir parfaitement bilingue.

L'AFO a déjà rencontré Caroline Mulroney jeudi et a aussi demandé à rencontrer les autres candidats au cours des prochains jours.

Le français dans la course

Pour l'instant, le français semble absent de la course à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario. Une course qui se joue beaucoup sur Twitter. Aucune campagne ne semble avoir envoyé de messages, de slogans, ou quoi que ce soit en français.

La seule candidate bilingue, Caroline Mulroney, a dit que ça changerait lorsque Radio-Canada l'a porté à son attention.

Christine Elliott assure que nous sommes au début de la campagne et que ça changera très bientôt « du moins pour ma campagne », dit-elle.

Les promesses jusqu'ici

Dans la plateforme progressiste-conservatrice de l'Ontario, il est indiqué que:

Ces promesses n'ont été remises en question par aucun candidat jusqu'ici. Mais personne n'a soulevé ces enjeux dans les discussions non plus. La course est encore jeune.

Doug Ford indique qu'il respectera ces promesses, sans préciser ses priorités. En fait, quand on lui demande quelle est l'importance pour un chef de parti ontarien de parler français, il répond qu'il est important de pouvoir communiquer avec le Québec.

Quand on lui rappelle qu'il y a environ 600 000 francophones dans la province, il indique qu'il veut bâtir des liens avec toutes les communautés, particulièrement les francophones. Il veut être capable de communiquer avec les Franco-Ontariens.

Christine Elliott est catégorique sur les engagements formulés dans le programme électoral.

Elle veut les conserver et elle ajoute qu'elle veut s'attaquer à la pénurie de professionnels de la santé en français, spécialement en santé mentale.

Elle en a saisi toute l'importance lors de son passage comme ombudsman des patients de l'Ontario alors qu'elle a travaillé étroitement avec le commissaire aux services en français, François Boileau.

Caroline Mulroney n'était pas disponible pour réaliser une entrevue sur les enjeux francophones.

Lors d'un événement partisan en début de semaine, elle a dit en anglais qu'elle a hâte de parler aux Franco-Ontariens des enjeux qui les préoccupent.

Lors d'une entrevue lundi pour le lancement de sa campagne, elle a aussi parlé de l'importance du français dans sa vie.

Un chef de parti doit-il être bilingue?

Sur les trois candidats dans la course, seule Caroline Mulroney est bilingue et peut communiquer sans difficulté avec les francophones.

Christine Elliott prend des cours de français depuis deux ans à l'Alliance française à raison de deux heures par semaine. Elle espère pouvoir parler en français à l'Assemblée législative si elle est élue en juin prochain et pouvoir communiquer directement avec les francophones bientôt.

Doug Ford dit avoir appris le français à l'école il y a longtemps et est prêt à s'engager à prendre des cours de français.

Si l'AFO souhaite que le prochain chef maîtrise au moins les bases du français, le Regroupement étudiant franco-ontarien estime qu'il n'est pas nécessaire d'être francophone pour faire avancer la communauté.

Même son de cloche du candidat progressiste-conservateur d'Orléans, Cameron Montgomery, qui n'a pas décidé qui il appuiera dans la course.

Le nouveau chef progressiste-conservateur de l'Ontario sera choisi le 10 mars prochain.

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