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Les candidats au leadership du Parti albertain débattent à Edmonton

L'ancien maire d'Edmonton et ex-ministre progressiste-conservateur Stephen Mandel, le député Rick Fraser, élu progressiste-conservateur aux élections de 2012 et de 2015, et l'avocate Kara Levis ont participé au premier débat à la direction du Parti albertain mercredi soir à Edmonton.

Un texte de Marie-Pier Mercier

Le débat qui s'est fait à guichets fermés n’avait pas encore commencé que le parti citait son modèle : Emmanuel Macron, un centriste qui, contre toute attente, a été porté au pouvoir. C’est aussi ce que souhaite accomplir la formation du centre qui récolterait moins de 10 % des intentions de vote selon les derniers sondages.

Quatre grands thèmes ont été abordés lors du débat : l’économie, les taxes et impôts, la santé et la façon de pousser la croissance du parti pour être en mesure de prendre le pouvoir aux élections de 2019. L’éducation et l’environnement ont également fait partie des sujets débattus.

Les taxes et l’économie

Kara Levis a ouvert le bal sur un sujet épineux pour les Albertains. « La taxe de vente doit être mise sur la table pour augmenter les revenus de la province et faire face au déficit », a-t-elle dit.

« Pour cela nous devons demander aux Albertains ce qu’ils en pensent avec la venue d’un référendum », lui a répondu Stephen Mandel.

« Les Albertains sont déjà taxés à mort », a pour sa part lancé Rick Fraser.

Stephen Mandel va d'ailleurs dans le même sens en ce qui concerne la taxe carbone : « Les taxes ne visent pas seulement à percevoir des revenus pour le gouvernement, elles visent à attirer des gens à Alberta. En augmentant les taxes, personne ne viendra ici », a-t-il dit.

« Nous pouvons certainement faire mieux que la taxe carbone », a affirmé l'ancien maire d'Edmonton.

Rick Fraser a quant à lui déclaré que la taxe carbone met trop de pression sur les organismes à but non lucratif. « La technologie est la voie de l'avenir et c'est ainsi que nous améliorerons l'industrie des sables bitumineux afin qu'ils soient plus écologiques », a-t-il assuré, lui qui reconnait aussi que les conservateurs auraient dû paver la voie à la fin de la production d'électricité à partir du charbon.

Pour Kara Levis, la taxe carbone doit également refléter les efforts des Albertains : « On ne sait pas trop où va notre agent et si la taxe a un réel impact sur les émissions », a-t-elle soulevé.

Santé

« Des investissements plus importants dans nos services sociaux se traduiront par moins de pression sur les soins de santé. Nous devons aller dans cette direction », a affirmé Kara Levis.

Pour Stephen Mandel, il est important d’investir en santé mentale. Il veut également décentraliser le système en créant une agence indépendante pour les ambulances.

L’avenir du parti

Le parti doit maintenant accélérer le rythme pour les collectes de fonds et recruter 87 candidats. Lors des dernières élections, il y en avait seulement 34. Il s'agit d'un énorme travail pour un parti qui possède seulement trois députés à l'Assemblée législative.

Rick Fraser a parlé de « courage » à plusieurs reprises. « Nous devons commencer à regarder la politique différemment en Alberta. Nous devons investir dans les gens », a-t-il fait remarquer.

Pour Stephen Mandel, le parti doit être mieux représenté culturellement. « L’Alberta est une province diversifiée et ça doit se voir au Parti albertain. Ça va nous permettre de mieux comprendre qui nous représentons », a-t-il soulevé. Le parti doit également récolter un bon montant d’argent pour réussir à se faire élire, selon lui.

Pour Kara Levis, c’est important que le parti se fasse connaître. Pour ce faire, les candidats doivent aller dans toutes les communautés et frapper aux portes, assure-t-elle.

Le prochain et dernier débat se tiendra à Calgary le 24 février.

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