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Les candidats dans Saint-Boniface parlent de leurs priorités

Quatre partis et quatre candidats se disputeront les suffrages des électeurs lors de l'élection partielle de Saint-Boniface, le 17 juillet. À quelques jours du vote, Radio-Canada leur a demandé d'expliquer leurs priorités.

Un texte de Pierre Verrière

Ils auront disposé de quatre semaines pour convaincre les électeurs et électrices de Saint-Boniface et leur ont surtout parlé d'éducation, de santé, de petite enfance et d'environnement.

Blandine Tona, candidate du Nouveau Parti démocratique (NPD)

« La question de la santé est celle qui concerne le plus de personnes à qui j'ai parlé à Saint-Boniface », assure Blandine Tona. Elle appelle notamment de ses vœux la création d'une nouvelle salle d'urgence à Saint-Boniface pour améliorer le temps d'attente des patients. Les résidents, dit-elle, pâtissent de la fermeture récente de certains services d'urgence.

Blandine Tona prévoit d'embaucher au moins 200 infirmières pour l'Hôpital Saint-Boniface et parle d'étendre les services de santé communautaires, notamment en santé mentale.

L'éducation est une autre de ses priorités.

« L'école est le seul endroit où les enfants ont le même sens d'égalité, les mêmes opportunités. C'est pour moi le seul endroit où l'on ne doit pas économiser de l'argent », estime-t-elle.

Elle prévoit de soutenir davantage l'éducation en français et de rétablir le poste de sous-ministre consacré au Bureau de l'éducation française aboli l'automne dernier.

Elle défend l'idée de réduire le nombre d'élèves dans les classes pour qu'ils puissent passer plus de temps avec leurs enseignants.

Sa troisième priorité est l'environnement. Elle pointe du doigt le passage des trains à Saint-Boniface et s'interroge sur la dangerosité des matières qu'ils transportent. Elle souhaite qu'à terme, aucun train ne traverse le quartier.

Françoise Therrien Vrignon, Parti vert du Manitoba

Sur sa plateforme, la candidate écologiste milite pour sortir les trains de Saint-Boniface et pour une économie plus verte. La réforme électorale est une autre de ses priorités.

« Les gens ne veulent pas seulement avoir plus d'influence, mais aussi plus d'autodétermination, ils veulent être capables d'adresser les racines de leurs problèmes et interroger la vitalité de leur communauté », explique Françoise Therrien Vrignon.

« Ce que j'avance, c'est l'écho de la voix du peuple qui ne représente pas juste une vision partisane, car nous avons tous les mêmes enjeux. Je représente ce que tous les partis veulent, je souhaite casser cette partisanerie. »

« J'ai rencontré beaucoup de gens qui sentent que c'est la première fois qu'ils peuvent voter vert malgré le fait qu'ils vivent une vie très verte chaque jour et pour moi, c'est très alarmant », ajoute la candidate.

Mamadou Ka, Parti progressiste-conservateur

Parmi les priorités de sa plateforme électorale, le candidat conservateur Mamadou Ka dit mettre la francophonie au centre de ses préoccupations.

« Il faut s’assurer que l’esprit de la loi 5 soit respecté et améliorer les services en français », indique-t-il.

Il s'est notamment démarqué de son propre parti en coopérant à la publication d'une pétition en faveur du rétablissement du poste de sous-ministre adjoint responsable du Bureau de l’éducation française, aboli par la province l’automne dernier.

Sur la question de l'environnement, il évoque les enjeux liés à la proximité des zones industrielles dans Saint-Boniface sans donner toutefois plus de détails quant à son programme.

Il cite aussi le besoin de logements abordables et dans le domaine de la santé, il insiste sur la réduction du temps d'attente à l'Hôpital Saint-Boniface.

Dougald Lamont, Parti libéral du Manitoba

Le candidat libéral, dont les quatre enfants fréquentent l'école d'immersion, promet d'investir dans l'éducation en français et dans le Bureau de l'éducation française.

Il propose aussi de créer un espace de création dédié aux artistes à Saint-Boniface.

« Ces deux choses ont été développées en consultation avec la communauté, précise Dougald Lamont. Nous allons investir dans la culture, et dans l'infrastructure pour les artistes. »

Sa troisième priorité est la création d'une banque du développement du Manitoba, pour encourager l'emploi et l'entrepreneuriat.

« Nous voulons aider les entrepreneurs manitobains à agrandir leur entreprise ici au Manitoba », indique le candidat libéral qui mise sur la francophonie et la création d'emplois en français.

« Du point de vue des francophones, cela donnerait la possibilité de créer une économie en français. »

Les candidats répondent

Par ailleurs, comme elle le fait souvent en période électorale, la Société de la francophonie du Manitoba a préparé un questionnaire pour les candidats, qui se sont prêtés au jeu. On peut lire leurs réponses ci-dessous.

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