La Ville de Toronto s'apprête à réviser ses règlements concernant 410 centres holistiques autorisés. Un bon nombre offrent des services interdits tels que des massages érotiques ainsi que d'autres services de nature sexuelle.

Un texte de Lyne-Françoise Pelletier

En attendant la fin de son examen, prévu pour 2019, le Bureau des permis et normes de Toronto recommande de ne pas octroyer de permis à un nouveau praticien holistique associé à une des cinq associations professionnelles suivantes :

De nombreux praticiens affiliés à ces associations professionnelles possèdent et exploitent des centres holistiques qui offrent des services en violation du règlement municipal.

Le moratoire n'empêchera toutefois pas le renouvellement des permis existants.

Prévenir la traite des personnes

Barb Gosse travaille pour mettre fin à la traite de personnes. Elle est la présidente du Canadian Centre To End Human Trafficking.

Les centres holistiques illégaux sont des endroits propices à la traite de personnes, selon elle, et ce genre d'entreprises prolifèrent à Toronto.

Il faut des mécanismes pour y mettre fin, ajoute-et-elle. La Ville a un rôle important dans ce dossier.

Rôle de la ville

Le conseiller municipal, Jim Karygiannis, siège au comité des permis. Il existe une quarantaine de centres holistiques illégaux dans son arrondissement de Scarborough.

La traite de personnes est un sujet qui le préoccupe, mais il avoue que présentement la Ville ne peut pas faire grand-chose.

Il suggère toutefois que les associations professionnelles de soins holistiques, qui se règlementent elles-mêmes présentement, relèvent plutôt la province.

L'élu municipal pense que la légalisation de la prostitution peut être une avenue possible, si cela a pour conséquence de veiller à la santé et à la sécurité de ces travailleurs.

Le comité des permis se penche sur le dossier des centres holistiques, de leurs associations professionnelles et des salons de massage érotique lors de sa réunion demain.

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