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Les conservateurs albertains songent à réduire les impôts des plus riches

Réduire les impôts sur le revenu des plus riches et des entreprises, donner plus de place au privé dans la santé. Ces propositions figurent dans le projet de plateforme soumis aux militants du nouveau Parti conservateur uni (PCU) en Alberta.

Un texte de Laurent Pirot

Les adhérents ont reçu une série de propositions à considérer avant d’adopter le premier programme politique du parti lors d’un premier congrès, début mai.

Réductions des impôts

Dans sa formule initiale, le texte propose de revenir à un taux unique de 10 % pour les impôts sur le revenu, ce qui aurait pour effet de réduire les impôts des Albertains gagnant plus que le seuil actuel de 126 625 $.

Cette mesure concernerait les 8 % de contribuables les plus riches, selon le ministère des Finances.

Les petites entreprises verraient la fin de leurs impôts sur le revenu, et pour les autres, le taux serait ramené de 12 % à 10 %.

Ces baisses d’impôt coûteraient des milliards de dollars à la province, a affirmé le ministre néo-démocrate des Finances, Joe Ceci. Ces propositions sont « quelque chose de risqué et d’extrême », a-t-il estimé.

Joe Ceci pense que ces baisses d’impôts, ajoutées à la promesse de revenir à l’équilibre budgétaire en 2023, forceraient le PCU à réduire largement les dépenses de la province.

Privatisations en santé

Le texte du Parti conservateur propose aussi d’avoir recours au privé pour réduire le temps d’attente et les coûts de certains soins de santé.

Le parti supprimerait aussi la taxe carbone et compterait sur l’innovation technologique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Dans le domaine de l’éducation, le parti de Jason Kenney voudrait que les écoles privées reçoivent les mêmes subventions que les écoles publiques et donnerait la possibilité aux écoles d’adapter elles-mêmes le programme provincial.

Un comité du parti a rédigé le document de 21 pages comportant ces mesures, en partie inspirées des programmes du Wildrose et du Parti progressiste-conservateur, les deux partis qui se sont unis pour former le PCU.

Des modifications possibles

Les membres auront plusieurs occasions de s’exprimer et de modifier le document avant son adoption, insiste la directrice générale du PCU, Janice Harrington. La version définitive « pourrait bien être complètement différente de ce qui est proposé maintenant », précise-t-elle.

Le processus permettra aussi d’écarter, avant le congrès du mois de mai, des propositions marginales qui seraient faites par des membres du parti particulièrement extrémistes.

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