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Les coûts des médicaments génériques réduits de plus de 300 M$ par année

Après plusieurs semaines de négociations, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a annoncé dimanche une entente entre le gouvernement du Québec et les fabricants de médicaments génériques, qui entraînerait des économies de 1,5 milliard de dollars sur cinq ans.

En point de presse, le ministre a affirmé que ces économies seront réinvesties dans le domaine de la santé.

Cette entente est le résultat de la reprise des négociations entre le gouvernement du Québec et l'Association canadienne du médicament générique (ACMG) qui avait déposé une proposition le 30 juin dernier, soit la veille de la date choisie par Québec pour lancer son premier appel d'offres.

Les médicaments génériques coûtent 800 millions de dollars au régime public d'assurance médicaments par année.

Avec cette nouvelle entente, les Québécois économiseront 300 millions de dollars par année. Cette mesure touchera autant les bénéficiaires de l'assurance publique que les bénéficiaires d'assurances privées, a assuré le ministre.

« Je pense que nous travaillons dans l’intérêt des contribuables », a estimé Gaétan Barrette.

Le scénario des appels d'offres

Il y a un an, l'Assemblée nationale avait adopté une loi visant à réduire le coût de certains médicaments couverts par le régime général d'assurance de la province en se donnant le droit de procéder à des appels d'offres. Le gouvernement aurait alors pu acheter ses médicaments génériques auprès du plus bas soumissionnaire, comme c'est notamment le cas en Nouvelle-Zélande depuis les années 1990.

Or, selon le ministre Barrette, le Québec est dans une situation très différente de la Nouvelle-Zélande puisque la province abrite une industrie pharmaceutique que le gouvernement cherche à protéger. Il s'agissait donc de trouver le point d'équilibre entre la recherche de bas prix et la protection d'emplois dans le milieu.

« Est-ce que c’est le prix le plus bas que nous pourrions payer? Peut-être que non, mais le prix à payer pour avoir ce prix le plus bas aurait pu être une perte d’emplois », a expliqué le ministre.

Les détails de l'entente – qui sera mise en application d'ici la fin de l'année – ne peuvent pas être dévoilés puisque l’ACMG est toujours en négociation avec l’Alliance pancanadienne pharmaceutique.

L'ACMG a réagi à l'annonce par voie de communiqué dimanche après-midi.

« L'ACMG considère que cet accord négocié est une bien meilleure solution pour les contribuables, pour les patients, pour les professionnels de la santé ainsi que pour l'industrie du médicament générique qu'un processus risqué d'appel d'offres, est-il écrit. Québec reconnaît clairement la valeur de la contribution de l'industrie du médicament générique au système de santé et à l'économie. »

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