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Les détenteurs de passeports canadiens épargnés par l'interdiction de séjour aux États-Unis

Les détenteurs de passeports canadiens ne seront pas touchés par le décret, signé par Donald Trump, interdisant aux citoyens de sept pays d'entrer aux États-Unis.

Un courriel du bureau du premier ministre Justin Trudeau, envoyé samedi, stipule que les États-Unis ont donné l'assurance aux Canadiens à double citoyenneté qu'ils ne seront pas renvoyés à la frontière.

Plus tôt, le Département d'État des États-Unis avait déclaré que les Canadiens ayant la double citoyenneté et issus de ces pays visés, soit l'Iran, l'Irak, le Soudan, la Somalie, la Syrie, le Yémen et la Libye, se verraient refuser l'entrée durant les trois prochains mois.

Mais Kate Purchase, directrice des communications de Justin Trudeau, a déclaré dans un courriel que le conseiller en sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, avait donné l'assurance que les passeports canadiens seraient traités normalement par les agents américains de la frontière.

Le gouvernement fédéral avait été timide dans sa réponse à l'interdiction américaine, alors que le premier ministre Justin Trudeau avait publié un message sur Twitter avisant ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre, que le Canada les accueillera indépendamment de leur foi.

Son micromessage suivant était une photo de lui le montrant en train d'accueillir un jeune réfugié syrien.

M. Trudeau a même reçu un appui d'une source inattendue : l'un de ses grands détracteurs, le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall.

« La Saskatchewan a accueilli environ 2000 réfugiés l'an dernier, a rappelé M. Wall sur son compte Twitter. Nous sommes prêts à aider le gouvernement fédéral en référence à ceux touchés par l'interdiction américaine. »

Le président Donald Trump a signé un décret permettant de bloquer l'accès aux États-Unis aux citoyens de l'Iran, de l'Irak, de la Libye, du Soudan, de la Somalie, de la Syrie et du Yémen, au cours des 90 prochains jours.

Des dirigeants d'association d'Irano-Canadiens et de Somalo-Canadiens ont pesté contre la directive de la Maison-Blanche.

Le président du Congrès iranien du Canada, Bijan Ahmadi, s'est dit indigné par la nouvelle mesure. Il l'a qualifiée « d'inacceptable et de très déraisonnable ». Il a ajouté qu'il est discriminatoire de viser des gens en se fondant sur leur race, leur religion, leur pays d'origine.

De son côté, le directeur de l'Association des Somalo-Canadiens d'Etobicoke a dit que tous les gens que son groupe représente, qu'ils soient Somaliens et musulmans, étaient nerveux.

Les compagnies aériennes WestJet et Air Canada ont annoncé qu'ils avaient annulé les frais d'annulation de vol pour les détenteurs de passeports provenant des pays concernés par la mesure américaine. Toutefois, un porte-parole d'Air Canada a refusé de dire comment l'entreprise comptait s'entendre avec ceux détenant la double citoyenneté.

Au sein des agences gouvernementales canadiennes, la prudence était de mise.

Affaires mondiales Canada et le ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration n'ont pas répondu aux demandes de commentaires.

Selon le recensement de 2011, plus de 35 000 citoyens canadiens possédaient aussi un passeport issu par l'un des sept pays dont les ressortissants sont maintenant bannis aux États-Unis.

  • 1655 de la Somalie;
  • 5590 de l'Irak;
  • 21 610 de l'Iran;
  • 1505 du Soudan;
  • 210 du Yémen;
  • 4080 de la Syrie;
  • 535 de la Libye.

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