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Les difficultés pour les partis de choisir un candidat à l’ère du #MoiAussi

Les allégations d'inconduite sexuelle qui font tomber les politiciens à Toronto, Ottawa et ailleurs au pays auront un impact sur la façon dont les organisateurs politiques scrutent les dossiers de candidats potentiels.

Le Parti conservateur du Canada a un document de 54 pages sur la sélection des candidats. On leur demande notamment si des événements de leur passé personnel ou professionnel pourraient devenir une source d’embarras pour le parti.

Ces questions ne suffiront peut-être pas à éviter d’avoir à faire face à des allégations d’inconduite sexuelle qui pourraient mettre fin à une carrière.

« Passer par le processus de sélection pour devenir candidat, c’est un peu comme prendre une douche devant le monde entier », constate Steve Kidd, un organisateur conservateur de Timmins.

M. Kidd croit que les organisateurs du nord de l’Ontario, comme ceux d’autres petites localités, ont probablement un avantage au départ : ils recrutent généralement des gens qu’ils connaissent déjà.

Il se demande d’ailleurs s’il ne devrait pas y avoir un ombudsman pour enquêter sur ces allégations avant qu’elles ne fassent la manchette.

L’ancien organisateur néo-démocrate Richard Eberhardt a recruté des candidats à Sudbury et dans le nord de la province pour des élections provinciales et fédérales.

Il constate que la sélection des recrues, qui était autrefois un processus fastidieux, est devenue une opération beaucoup plus risquée pour les partis politiques.

« Vous recevez une information : il y a une bombe dans l’édifice, dit-il pour illustrer son propos. Mais combien y en a-t-il vraiment? Sont-elles grosses et quand vont-elles détoner? Il vous faut les trouver. »

Sans donner de détails, Richard Eberhardt dit que des allégations de nature sexuelle ont fait surface lors de campagnes auxquelles il a participé. Il explique que le parti a enquêté et rejeté les allégations.

Il constate que la notion des comportements sexuels acceptables évolue et que les partis politiques doivent s’adapter.

« Des comportements qui n’étaient pas considérés comme des inconduites sexuelles le sont maintenant, dit-il. Des présumées victimes relatent des événements qui sonnent vrai et qui étaient auparavant balayés sous le tapis. Il faut s’attendre à en voir davantage. »

D’après les informations d’Erik White de CBC

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