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Les élections à la SANB gagnent en légitimité selon les candidats

Pour la première fois depuis longtemps, quatre candidats s'affrontent pour la présidence de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB). Il s'agit de Nathan Dimitroff, René Ephestion, Lizon Thériault et Robert Melanson. Le vote a lieu samedi, lors de l'assemblée générale annuelle.

Un texte de Mathieu Massé

Les candidats s'entendent sur au moins une chose : peu importe la personne qui sera élue samedi à la présidence de la SANB, cette personne jouira d'une très grande légitimité. Dans les années passées, c'était souvent un candidat élu par acclamation. Avec quatre candidats, on a un vrai choix, estime René Ephestion.

René Ephestion

Pour René Ephestion, la journée de samedi est importante, non seulement parce qu'il espère être élu à la présidence de la SANB, mais aussi parce que c'est la première fois qu'il se soumet à un tel exercice dans son nouveau pays.

Arrivé au Nouveau-Brunswick en 2015, il affirme que le visage des francophones de la province change. En tant que nouvel arrivant, il veut montrer ce visage. Les nouveaux arrivants s'engagent et veulent être une force de changement, affirme-t-il.

Une chose est claire pour René Ephestion, les droits linguistiques sont trop souvent malmenés et il ne faut pas avoir peur d'être revendicateur en ce sens.

Une chose qu'il appréhende cependant est de savoir si son message sera bien compris par les membres de la SANB. C'est pour ça que j'ai bien préparé mon discours et mes amis et ma famille, on attend ça avec impatience, conclu celui qui espère se faire élire en tant que Néo-Acadien.

Nathan Dimitroff

Nathan Dimitroff est le plus jeune des quatre candidats, mais le premier à avoir plongé dans l'aventure. Celui qui est barman et humoriste connaît bien ce dont est capable la SANB. J'ai pu goûter aux fruits qu'offre la SANB comme les Jeux de l'Acadie, les Jeux de la francophonie, j'ai travaillé à l'AJFNB ou Accros de la chanson. On voit leur nom sur la pancarte, mais on ne sait pas exactement quand on est plus jeunes ce que fait la SANB exactement.

Pour lui, le recrutement de membres plus jeunes est donc capital. Il veut, en tant que président, montrer l'envers du décor de la SANB afin que tous puissent mieux comprendre le rôle de cet organisme.

Lizon Thériault

Lizon Thériault, la troisième candidate à manifester son intérêt pour la présidence, n'en est pas à son premier rodéo à la SANB. De 2008 à 2010, elle a agi en tant que vice-présidente à la participation citoyenne et était présidente de la section de la Péninsule acadienne de 2006 à 2010.

Elle affirme que les droits linguistiques seront sa priorité si elle est élue présidente. Elle affirme être consciente des moyens plus restreints de la SANB au niveau politique, mais voit l'organisme comme un chien de garde des droits des francophones néo-brunswickois. C'est sûr qu'on ne peut pas voter les budgets pour le gouvernement, mais au moins on peut surveiller que le gouvernement ne nous enlève pas des droits qu'on a depuis très longtemps. 

Elle ajoute qu'elle a aussi une grande préoccupation pour les citoyens francophones, ceux qui ne sont pas nécessairement représentés par un autre organisme avec une voix forte. Vu que la SANB a vraiment changé de formule, ça s'adresse maintenant aux citoyens. Ça s'adresse à tous les citoyens du Nouveau-Brunswick et on sera là pour accompagner tant les citoyens que les organismes dans leurs plaintes à la province.

Robert Melanson

Robert Melanson, le vice-président actuel et le représentant du sud-est de la province à la SANB, a annoncé qu'il briguait la présidence mercredi, seulement trois jours avant le scrutin.

Il affirme que s'il gagne l'élection de samedi, il maintiendra le style de gestion de l'organisme.

Il désire aussi se rapprocher de ceux qui avaient quitté le navire lors des conflits internes qui avaient miné la SANB en 2015. Il croit que ces chicanes sont derrière eux et qu'il faut continuer à avancer. Selon lui, il n'y a pas de place pour ce genre de chicanes en Acadie.

La SANB est un forum public et il faut que cela reste ainsi, explique-t-il. C'est capital! C'est pour ça que ça a été créé dans les années 70 et il faut que ça revienne à ça!

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