Retour

Les femmes ont autant de chance que les hommes d’être élu en Alberta

En 2013, 63 % des campagnes municipales en Alberta menées par des hommes ont été remportées comparativement à 61 % des campagnes dirigées par des femmes, selon une étude de l'Université de l'Alberta. Toutefois, même si les femmes ont autant de chance que les hommes d'être élus, elles sont beaucoup moins à choisir de se présenter aux élections.

Un texte de Marie-Pier Mercier

Les femmes occupent environ le quart de tous les sièges municipaux élus en Alberta, bien qu'elles représentent la moitié de la population albertaine, a rappelé Stephanie McLean, ministre de la Condition féminine albertaine.

C’est pour cette raison qu’elle a rassemblé des leaders féminins de la province pour encourager les femmes albertines à se lancer dans la course des prochaines élections municipales d’octobre 2017. La date limite pour démontrer son intérêt est le 18 septembre.

Jusqu'à présent, il y a déjà plus de femmes inscrites à Edmonton et Calgary qu’en 2013.

À Edmonton 19 femmes ont démontré leur intérêt comparativement à 15 en 2013. À Calgary, 14 femmes se sont inscrites cette année, et seulement neuf en 2013.

Pour Stephanie McLean, c’est une bonne nouvelle, mais ce n’est toujours pas assez. « Nous savons que les femmes ont besoin de se faire solliciter plusieurs fois pour qu’elles décident de soumettre leur candidature », dit-elle.

C’est d’ailleurs ce qui s’est produit pour elle lors des élections provinciales en 2015.

Être surqualifiée avant d’entrer dans la course

Lisa Holmes, mairesse de Morinville, s’est fait élire comme conseillère municipale en 2010 avant d’être élue à la tête du conseil municipal de sa localité en 2013.

« Les femmes sont moins susceptibles de se présenter à des élections pour devenir mairesses si elles n'ont pas une expérience de conseillère municipale auparavant, ce qui n’est pas le cas pour les hommes », explique Lauren Pue, une étudiante qui a participé à la recherche.

« On dirait que les femmes ont besoin de se sentir surqualifiées pour soumettre sa candidature sur un poste », explique la ministre de la Condition féminine.

Des inégalités même à l'université

Une situation à laquelle veut remédier Marina Banister, présidente du conseil étudiante de l’Université de l’Alberta qui regroupe une grande majorité d’hommes.

« Cette année, nous étudions 2 femmes sur 14 candidats à se présenter aux élections et je suis la seule femme élue. Mes quatre vices-présidents sont donc des hommes », dit-elle.

« Les bureaux de vote sont maintenant fermés! Votez pour moi, Marina Banister, pour devenir votre présidente du conseil étudiants de l'Université de l'Alberta », écrit Marina Banister.

Elle souhaite inspirer les jeunes femmes de son équipe pour qu'elles prennent le chemin de la politique dans le futur et se présentent aux élections avec confiance.

Elle avoue que faire partie d’un conseil étudiant aide à être préparé pour une prochaine carrière en politique. Marina Banister explique que son rôle et celui de son équipe au sein du conseil étudiant sont très similaires à celui d'un élu dans la province.

« La population des étudiants de l'Université de l'Alberta est comparable à celle d'Okotoks. Aussi, pour obtenir le poste que j’ai aujourd’hui, j’ai besoin d’une équipe de bénévole, être à l’aise à parler en public et aux médias », déclare la jeune femme qui gère un budget de 14 millions de dollars avec une équipe de 250 personnes.

Même si elle a été la cible de messages misogynes au cours de sa présidence, Marina Banister désire montrer la voie aux jeunes femmes en se présentant aux élections municipales à la fin de ses études.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine