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Les frais ambulanciers intermunicipaux deviennent un enjeu électoral

La campagne électorale va peut-être régler la dispute opposant les Comtés unis de Prescott et Russell à la Ville d'Ottawa concernant les frais ambulanciers intermunicipaux.

Depuis un peu plus de deux ans, le nombre d'interventions effectuées par les Services d'urgence des Comtés unis dans les municipalités voisines ne cesse d'augmenter.

« Nos volumes ont augmenté d'à peu près 100 % dans les autres municipalités », affirme Louis Rathier, adjoint aux opérations, Services d'urgence des Comtés unis de Prescott et Russell.

La grande majorité de ces appels, 1080 en 2016, provient de la Ville d'Ottawa.

Sur le terrain, les ambulnciers paramédicaux n'ont pas le choix : c'est toujours l'ambulance la plus près d'une scène d'urgence, peu importe sa provenance, qui doit intervenir.

« Nous n'avons aucun contrôle sur la ressource qui nous est soutirée à tout moment durant la journée », explique M. Rathier.

Cette situation prévaut depuis la fin d'une entente, en décembre 2015, qui liait Ottawa et les municipalités voisines.

Depuis, la Ville d'Ottawa ne paye plus pour les interventions d'autres corps ambulanciers sur son territoire.

Dans le cas des Comtés unis, la facture dépasse le million de dollars pour les années 2016 et 2017.

« Il y a une section où on pouvait envoyer une facturation pour au moins se faire dédommager pour un certain montant par appel. Ç’est terminé, ça n'a pas été renouvelé », déclare Louis Rathier.

Si la Ville d'Ottawa n'a pas renouvelé l'entente, c'est parce qu'elle n'y était plus contrainte à la suite d'un amendement apporté à la loi provinciale sur les ambulances.

Une région particulièrement touchée par cette modification

Dans l'Est ontarien, ce litige est devenu un enjeu de la campagne électorale provinciale.

« Je crois que notre candidat va discuter cette situation », mentionne Kathleen Wynne.

Des candidats aux élections provinciales, dont Pierre Leroux, veulent revoir la Loi.

« Pour moi, vraiment, c'est d'emmener un ­'' private member's bill '' pour remettre une phrase dans la législation qui règlerait ce problème-là », dit le candidat libéral de Glengarry—Prescott—Russell.

« Il ne faudrait qu'il ait un mort qui en découle pour que cela fasse réagir le gouvernement. Donc, personnellement, je pense qu'il est à peu près temps que la province s'en mêle », prévient Bonnie Jean-Louis, candidate néo-démocrate, Glengarry—Prescott—Russell.

De son côté, la candidate progressiste-conservatrice ne nous a pas accordé d'entrevue.

Toutefois, en mars 2017 elle s’est exprimée sur le sujet.

« Je pense qu'il faut aller voir pourquoi ce changement a été fait, parce que pour nous, ça nous cause un problème très clairement » avait déclaré Amanda Simard.

Exaspérés, les Comtés unis ont décidé de mettre en place une mesure pour faire bouger les choses.

« Nos ambulances, une fois qu'elles sont dans la Ville d'Ottawa et ont terminé un appel, elles vont se mettre non disponibles pour répondre aux appels. » Michel Chrétien, directeur des Services d'urgence des Comtés unis de Prescott et Russell.

Un compte à rebours de 60 jours vient de commencer avant l'entrée en vigueur de cette mesure.

Entre-temps, les Comtés unis se disent ouverts aux discussions avec la Ville d'Ottawa et le ministère de la Santé.

Avec les informations de Denis Babin

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