Retour

Les jeux sont faits : le nom du nouveau chef progressiste-conservateur sera connu aujourd'hui

Après des semaines de rebondissements, les progressistes-conservateurs sauront samedi qui dirigera les troupes de leur parti lors du déclenchement de la campagne électorale dans deux mois.

Un texte de Julie-Anne Lamoureux

Un rassemblement est prévu à Markham samedi après-midi pour dévoiler le nom du gagnant.

Plus de 71 000 membres ont validé leur identité pour pouvoir voter et 64 053 d'entre eux ont effectivement exercé leur droit de vote.

Le parti s'en réjouit officiellement en disant que c'est énorme, même si c'est loin des 190 000 membres que compte le parti. Ce chiffre circule en coulisses, mais n'a jamais été confirmé par les autorités progressistes-conservatrices.

Dévoilement des résultats

Chacune des circonscriptions de la province représente jusqu'à 100 points. Les points sont répartis selon la proportion des votes obtenus par chacun des candidats dans chaque comté.

Un candidat est éliminé de la course s'il arrive au dernier rang ou s'il obtient moins de 10 % des votes à chaque tour.

Plus d'un tour pourrait donc être nécessaire pour déterminer qui obtiendra plus de 50 % des points et deviendra le nouveau chef du parti.

La légitimité des résultats

Mais les résultats seront-ils légitimes? Des membres du parti ont demandé une injonction vendredi pour prolonger d'une semaine le vote.

Les plaignants citaient des complications dans le vote électronique et craignaient que des centaines voire des milliers de membres ne puissent pas exercer leur droit de vote.

Ils craignaient également que les résultats soient remis en question s'ils étaient dévoilés comme prévu ce samedi.

Le juge a finalement rejeté cette demande en soirée vendredi. Selon lui, un délai d'une semaine aurait eu un impact pour tous les membres, notamment parce qu'il aurait fallu recommencer les votes et donc interrompre le processus en cours.

Todd Smith, un des coprésidents de la campagne de Christine Elliott, est d'ailleurs convaincu que le processus est légitime.

Le défi d'unité

Une course au leadership laisse toujours de grandes cicatrices et crée des factions à l'intérieur du parti. Encore cette fois-ci, les candidats se sont attaqués sans détour.

Or, habituellement, les partis ont des mois, voire des années avant les prochaines élections pour panser les blessures et rallier les troupes. Dans ce cas-ci, ce n'est pas le cas.

Un des premiers défis du nouveau chef sera donc de rassembler les troupes et de travailler à l'unité du parti.

Les libéraux surveillent le processus

Les libéraux de Kathleen Wynne, qui se préparent eux aussi pour la campagne électorale maintiennent que peu importe qui est élu chef samedi, les Ontariens seraient désavantagés advenant l'élection d'un gouvernement progressiste-conservateur au printemps.

En raison de leurs idées, disent-ils, mais aussi en raison de ce qu'ils ont montré dans les dernières semaines.

Les conservateurs jurent au contraire que les difficultés sont derrière eux et qu'ils ont le vent dans les voiles.

Prochaine étape : la campagne électorale

Le prochain chef n'aura que deux mois avant le déclenchement de la campagne électorale.

Aucun des candidats n'a un siège à la législature ontarienne.

Ce qui signifie que Vic Fedeli, chef intérimaire, demeurera le chef de l'opposition officielle d'ici aux élections.

Plus d'articles