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Les libéraux de l'Île-du-Prince-Édouard perdent des plumes, selon un sondage

Le Parti libéral de l'Île-du-Prince-Édouard conserverait le pouvoir si des élections provinciales avaient lieu aujourd'hui, mais sa popularité est à son point le plus bas depuis 2004, alors que la formation se trouvait dans l'opposition, révèle un sondage Corporate Research Associates (CRA) publié mercredi.

Un texte de François Pierre Dufault

Après avoir connu un léger regain de popularité au cours de l'été dernier, les libéraux au pouvoir depuis 2007 ont glissé de huit points dans les intentions de vote, soit de 45 % à 37 %, entre les mois d'août et novembre.

Le Parti progressiste-conservateur a rebondi de quatre points pour aller chercher 28 % des intentions de vote. Mais l'opposition officielle est talonnée par le Parti vert qui a l'appui de 25 % des électeurs insulaires, en hausse de sept points par rapport au mois d'août.

L'appui au Nouveau Parti démocratique demeure stable à 11 %.

Le nombre d'indécis demeure néanmoins élevé, soit 27 %.

Un peu moins de la moitié des électeurs sondés se disent satisfaits du gouvernement libéral, soit 49 %, en baisse de deux points par rapport aux résultats d'août.

À la remorque du chef vert

Le premier ministre Wade MacLauchlan demeure toutefois moins populaire que son adversaire du Parti vert, Peter Bevan-Baker. Le chef libéral est le premier choix de 27 % des électeurs, en hausse d'un point, mais il est pour un troisième trimestre consécutif à la remorque du chef vert, dont la popularité a tout de même chuté légèrement de 37 % à 33 % d'août à novembre.

À la fin novembre, le Parti vert a mis fin à une décennie de règne libéral dans la circonscription de Charlottetown-Parkdale où avait lieu une élection complémentaire. Pour la première fois dans la province, un tiers parti a réussi à obtenir un deuxième siège à l'Assemblée législative.

« Notre parti est en train de s'imposer comme une alternative sérieuse. Ça, c'est nouveau. Je pense que nous venons d'entrer dans une nouvelle ère politique », a réagi Peter Bevan-Baker en entrevue avec Radio-Canada, mercredi. « Notre parti n'est plus perçu comme le parti d'un seul enjeu. Nous avons eu la chance de démontrer depuis deux ans que nous avons un programme complet. »

Le chef du Parti vert croit qu'un gouvernement minoritaire est « très probable » à l'Île-du-Prince-Édouard si la tendance actuelle se maintient jusqu'aux prochaines élections.

Wade MacLauchlan n'a pas commenté les résultats du sondage.

Pour sa part, le nouveau chef progressiste-conservateur James Aylward n'est manifestement pas parvenu à faire le plein d'appuis depuis son élection à la tête de son parti. Il est le premier choix de seulement 14 % des électeurs insulaires. Il récolte sensiblement le même appui que son prédécesseur Jamie Fox, qui a dirigé par intérim la formation d'opposition jusqu'en octobre.

Finalement, 6 % des électeurs disent qu'ils préfèrent le chef néo-démocrate Mike Redmond. C'est un point de plus qu'au mois d'août. L'agriculteur de Montague dit réfléchir à son avenir politique, après avoir tenté sans succès d'obtenir un siège à l'Assemblée législative lors de la récente élection complémentaire dans Charlottetown-Parkdale.

Les prochaines élections provinciales doivent avoir lieu en 2019.

CRA a sondé par téléphone 600 électeurs de l'Île-du-Prince-Édouard entre le 1er et le 30 novembre 2017. Il s'agit d'un échantillon deux fois plus grand que lors des derniers coups de sonde de la firme. La marge d'erreur du sondage est donc de ±4 %, 95 fois sur 100.

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