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Les libéraux du Manitoba souhaitent grossir et changer l'image de la politique

La chef par intérim du Parti libéral du Manitoba, Judy Klassen, a indiqué dans une entrevue à CBC/Radio-Canada souhaiter changer le regard des gens sur les politiciens en 2017 et rehausser l'image des élus.

« Il existe une perception négative des politiciens et j'espère briser cette barrière et aller au-delà. Aujourd'hui, il y a davantage de femmes impliquées en politique et c'est une bonne chose », note Judy Klassen.

Elle pense que malgré le fait qu'il n'a que trois membres à l'Assemblée législative (le député de River Heights, Jon Gerrard et la députée de Burrows, Cindy Lamoureux), le Parti libéral a un rôle distinct à jouer.

Judy Klassen confie que son principal défi dans les huit premiers mois après les élections d'avril 2016 a été de donner une voix aux Manitobains autochtones et aux résidents du nord de la province.

Son plaidoyer auprès de ses collègues députés pour attirer leur attention sur les peuples autochtones n'a peut-être pas abouti a de nouvelles lois ou de nouveaux programmes, mais ses discours sur les conditions de vie dans les communautés du nord ont été reçus avec un silence respectueux, suivi d'une salve d'applaudissements dans l'assemblée.

Le Parti libéral a également proposé un plan détaillé afin d'améliorer la santé mentale des Manitobains. Les conservateurs ont d'ailleurs promis d'y jeter un coup d'oeil alors qu'ils sont eux-mêmes engagés dans un bras de fer avec Ottawa sur la question du financement des soins de santé.

Reste que la route sera encore longue pour les Libéraux pour passer de trois sièges à l'Assemblée législative à, un jour, une majorité. Le parti dispose de fonds modestes et d'une équipe réduite.

Judy Klassen se prépare à faire le tour de la province et des circonscriptions dans lesquelles les Libéraux pensent avoir des chances de gagner un siège dans le futur. Le parti s'intéresse également de près au siège laissé vacant par le député NPD Kevin Chief.

Point Douglas en point de mire

Selon Judy Klassen, Point Douglas, pourrait être une vraie chance pour les libéraux, et le parti entend bien la saisir.

Sur la question des syndicats, la chef du Parti libéral se distance de son adversaire conservateur qui a choisi, à de nombreuses reprises, de passer au-dessus des chefs syndicaux et de communiquer directement avec les médias. Selon Judy Klassen, ce n'est pas l'approche préconisée par les Libéraux.

« Nous devons les rencontrer, parler avec eux et leur montrer qu'ils sont écoutés... car ce sont les gens qui nous ont élus », souligne-t-elle.

Considérée parfois comme trop tendre pour le monde de la politique, Judy Klassen tient à mettre les choses au point.

« Je suis prête pour tout, j'ai tout vécu », prévient-elle.

« J'ai réussi selon les critères mis en place par la société occidentale, mais aussi selon les normes autochtones. Je suis une mère de famille. J'ai été mère au foyer ».

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