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Les libéraux ontariens toujours en difficulté à la suite du dépôt du budget selon la firme Innovative Research

Selon le groupe Innovative Research, le Parti libéral de l'Ontario devra travailler d'arrache-pied s'il veult remporter les prochaines élections. Le groupe estime que les libéraux sont actuellement en mode survie alors que les progressistes-conservateurs ont le vent dans les voiles.

Un texte de Julie-Anne Lamoureux

Malgré un budget qui tente de répondre à bien des besoins en promettant des investissements dans différents programmes, les libéraux ne sont pas parvenus à reprendre le terrain perdu selon ce que constate le groupe Innovative Research.

Selon un sondage réalisé par la firme et dont les résultats ont été fournis à CBC, les conservateurs récoltent 37 % des intentions de vote, contre 26 % pour les libéraux et 18 % pour les néo-démocrates.

Le budget, déposé le 28 mars dernier à l'Assemblée législative, est perçu par 65 % des Ontariens sondés comme une tentative désespérée de se faire réélire.

Seuls 29 % estiment qu'il s'agit d'un effort réel pour régler les problèmes qui existent dans la province.

Selon Greg Lyle, le président de Innovative Research Group, les électeurs sont de moins en moins prêts à donner le bénéfice du doute aux libéraux.

Ils l'étaient déjà l'an passé lors du dévoilement du plan pour réduire les factures d'électricité : « Il y a maintenant un sentiment d'épuisement à l'égard des libéraux ».

Pour remonter la pente

Seul éclairci pour les libéraux : avec ce budget, ils ont réussi à arrêter l'hémorragie, à retenir certains libéraux qui songeaient à quitter le bateau et à aller chercher certains néo-démocrates.

Mais ils ne sont pas parvenus à dissuader les gens de voter pour les progressistes-conservateurs de Doug Ford.

Greg Lyle estime que la seule option des libéraux est de couper l'herbe sous le pied du NPD qui prend du galon et de se présenter comme la solution de rechange aux conservateurs et de travailler pour envoyer le message selon lequel il faut une solution de rechange.

Le vent dans les voiles

Pendant ce temps, les progressistes-conservateurs poursuivent sur leur lancée. En fait, ils gagnent du terrain là où ça compte, là où ils peuvent faire des gains.

Et ce, malgré les nombreuses difficultés qu'ils ont dû traverser depuis la démission de l'ancien chef, Patrick Brown et depuis la course à la direction du parti.

Les conservateurs réussissent même à attirer des électeurs libéraux et des gens qui n'avaient pas d'appartenance politique ou qui s'intéressaient bien peu à la politique.

En fait, les revirements des derniers mois ont fait en sorte que plus de gens qu'à l'habitude se sont intéressés à la politique provinciale. Et ce sont les conservateurs qui en ont bénéficié.

Selon Greg Lyle, c'est que Doug Ford parvient à incarner la frustration et la colère que bien des gens ressentent en Ontario. « Il attire les gens qui sont économiquement malheureux ».

Allégations contre Doug Ford

Les allégations du Globe and Mail selon lesquelles Doug Ford aurait revendu de la drogue dans les années 1980 ne semblent pas être une avenue à exploiter pour les adversaires des conservateurs.

Innovative Research a posé la question aux Ontariens sondés.

Seuls 43 % étaient au courant de cette histoire. 65 % de ceux qui ont entendu parler de ces allégations sont d'avis que Doug Ford ne devrait pas être premier ministre.

Seuls 13 % sont convaincus que l'histoire est vraie, mais ils ne sont pas des électeurs progressistes-conservateurs. Les autres ne sont pas convaincus de la véracité des informations. Doug Ford a toujours nié ces allégations.

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