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Les nouveaux règlements pour encadrer Airbnb critiqués

La coalition Fairbnb affirme que le nouveau cadre réglementaire proposé pour les locations à court terme à Toronto aura un impact négatif sur des milliers de locataires à revenus moyens ou faibles.

Un texte de Lyne-Françoise Pelletier

L’organisme, qui milite pour faire resserrer les règles entourant l’industrie du partage de résidences, soutient que des appartements qui ne coûtent pas trop cher ne seront plus disponibles pour ces locataires.

La Ville de Toronto propose que la location à court terme ne soit permise que dans les résidences principales.

Les propriétaires ainsi que ceux qui louent une maison, un appartement ou un condo pourront afficher une possibilité de location sur Airbnb, ou une autre plateforme communautaire, pourvu qu’ils habitent cette résidence.

La Ville envisage de permettre ces locations à court terme pour un nombre illimité de nuitées au cours de l’année.

La situation est alarmante, selon Thorben Wieditz, de la coalition Fairbnb.

Il explique que ces appartements « secondaires » sont des logements abordables. Il craint qu’il y en ait moins de disponibles, parce qu’il sera plus lucratif pour les résidents de les louer à court terme.

Ceux qui proposent des logements sur les sites seront tenus de s’inscrire auprès de la Ville de Toronto et de payer des frais annuels de 50 $.

Tracey Cook, du Bureau des permis et des normes, explique que la Ville veut permettre à un plus grand nombre de Torontois de participer à cette économie émergente. Mais elle compte aussi maintenir la stabilité et l’harmonie dans les quartiers et les tours à condos, dit-elle.

Des amendes allant jusqu’à 100 000 $ sont prévues pour ceux qui contreviendront aux règlements.

La Ville songe aussi à imposer des frais de 5000 $ à tous les sites qui proposent des locations à court terme ainsi qu’une surcharge de 1 $ pour chaque nuitée réservée.

Alex Dagg, directrice des politiques pour Airbnb Canada, accueille favorablement les nouvelles règles.

Mais le nouveau cadre réglementaire qui est proposé ne fait pas l’affaire de certains conseillers municipaux qui s’opposent à ce que des logements abordables disparaissent du marché locatif de Toronto.

Le Comité des permis et le Comité de la planification examineront le dossier la semaine prochaine.

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