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Les officiers de l’Assemblée législative veulent l’attention du gouvernement du N.-B.

Certains officiers de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick dénoncent le manque d'intérêt du gouvernement pour leurs dossiers.

La province compte sur huit officiers, comme l’ombudsman, la vérificatrice générale ou encore la commissaire aux langues officielles. Ces derniers jouent un rôle de chien de garde de la démocratie et obligent le gouvernement à rendre des comptes.

Certains d’entre eux affirment qu’il peut-être extrêmement difficile de rencontrer des représentants de la province.

La commissaire au droit à l’information, Anne Bertrand, n’a pas rendu public de rapport annuel depuis 2013-2014 et elle soutient que le gouvernement ne lui a pas demandé de comptes à ce sujet. Elle dit ne pas avoir eu le temps de terminer les derniers rapports.

Tous les ans, les officiers doivent, dans le cadre de leurs fonctions, publier un rapport annuel et émettre des recommandations au gouvernement concernant des sujets délicats.

L’ombudsman Charles Murray soutient qu’il faut un mécanisme pour assurer que le gouvernement et les officiers se rencontrent pour faire le suivi de leurs recommandations. Ses rapports annuels sont complets, mais il déplore ne pas encore avoir rencontré d’élus pour assurer un suivi. Le comité d’administration de l’Assemblée législative est responsable de déterminer une date de rencontre.

« La tendance avec un rapport annuel qui est trois ans en retard, c’est l’équivalent de le jeter aux poubelles et je comprends ça, et c’est un peu frustrant pour nous parce qu’on est prêts », affirme M. Murray.

Des postes à combler

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a souvent exprimé sa volonté de fusionner certains postes de hauts fonctionnaires indépendants pour générer des économies. Un projet de loi devait être déposé à cet effet, mais on ignore toujours quels changements seront présentés.

« Je suis convaincue que ce sera beaucoup [de travail supplémentaire] et il faut plus de personnels. Nous, on a pris du recul et chaque année on essaye de se rattraper », soutient Mme Bertrand.

Fredericton doit toujours combler les postes de commissaire aux conflits d’intérêts, de défenseur du consommateur en matière d’assurance automobile et de directeur général des élections.

Le gouvernement provincial a décliné la demande d'entrevue de Radio-Canada pour commenter toute cette affaire, mais par courriel, un porte-parole affirme que de « de nombreuses demandes ont été reçues pour les trois postes » en question.

« Le comité a passé un certain nombre de jours au cours du dernier mois à mener des entrevues. Le comité délibère maintenant sur les résultats des entrevues et prépare une ‘’liste de candidats qualifiés’’ pour soumettre au lieutenant-gouverneur en conseil conformément à la loi », a-t-il dit.

Par ailleurs, après que Radio-Canada eut fait une demande au gouvernement lundi dans le cadre de ce reportage, l’ombudsman Charles Murray recevait un appel pour être convié à une rencontre de discussion concernant son rapport.

Charles Murray espère qu’il s’agit là d’une première ouverture vers d'autres rencontres plus fréquentes.

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