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Les Ontariens veulent un secteur public responsable et imputable, dit l'Ombudsman

L'ombudsman de l'Ontario, Paul Dubé, affirme que les Ontariens ont « une soif de responsabilisation » et qu'une surveillance accrue du secteur public permettra d'améliorer les services aux citoyens. C'est ce qu'il conclut dans son rapport annuel présenté mardi à Queen's Park.

En plus des organismes gouvernementaux, M. Dubé a maintenant l'autorité d'enquêter sur les municipalités, les universités et les conseils scolaires, tous des secteurs qui ont fait l'objet de plaintes dans la dernière année.

Il note que d'autres officiers de l'Assemblée législative ont vu leur pouvoir être augmenté au cours des dernières années.

M. Dubé juge que son bureau a pu, dans la dernière année, s'attaquer à des problèmes systémiques, mais surtout à des problèmes ciblés qui ne font pas nécessairement la manchette et qui aident véritablement les gens dans leur vie quotidienne.

Il donne l'exemple d'une femme malade de Oshawa qui avait été informée qu'elle devrait se rendre à Toronto pour pouvoir avoir droit à ses prestations d'invalidité. Le bureau de l'ombudsman a été en mesure de parler aux autorités compétentes pour s'assurer que quelqu'un se déplace chez elle.

Conseils scolaires

Le bureau de l'ombudsman a le droit d'enquêter sur les conseils scolaires depuis le premier septembre 2015. Dans la dernière année, le nombre de plaintes s'est élevé à 945. Il y en avait eu 398 lors de la fin de l'année 2015 jusqu'au 31 mars 2016.

Le transport scolaire demeure le thème qui a suscité le plus de plaintes dans ce secteur. D'ailleurs, l'enquête de l'ombudsman sur les problèmes d'autobus scolaires à Toronto doit être complétée cet été et rendue publique au mois d'août.

L'éducation des enfants en difficulté et les fermetures d'écoles sont aussi parmi les principaux thèmes des plaintes.

Universités

Il y a eu 175 plaintes en 2016-2017 sur 19 universités.

Ces plaintes portaient principalement sur les décisions et les appels de nature académique, sur les frais d'inscription, les admissions et les exigences des programmes.

Aucune enquête officielle n'a dû être ouverte. Les problèmes ont pu être réglés rapidement.

Municipalités

Les municipalités représentent le secteur où il y a eu le plus de plaintes dans la dernière année. Il y en a eu 2667. Ce sont 328 municipalités sur les 444 de l'Ontario qui ont été visées.

Paul Dubé note qu'il y a encore des problèmes de rencontres à huis clos de certains conseils municipaux.

Il croit que la nouvelle loi sur la modernisation de la législation municipale ontarienne, adoptée en mai dernier, permettra de régler certains problèmes à cet effet.

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