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Les organismes communautaires demandent 475 M$ à Québec

Une vingtaine de membres des organismes communautaires se sont rassemblés au palais de justice de Gatineau mardi, lors d'une journée d'action en simultané à Gatineau, à Montréal, à Québec et à Laval, pour exiger du gouvernement québécois un « rehaussement de financement ».

Sur des pancartes illustrées avec le jeu de Monopoly, on pouvait lire « Les gens sont plus qu'un jeu » ou encore « Engagez-vous », le slogan de la campagne lancée par 4000 organismes d’action communautaire autonome, en novembre dernier.

Le président de la Table régionale des organismes communautaires autonomes de l’Outaouais (TROCAO), Érik Bisson, a annoncé que les organismes communautaires demandaient 475 millions de dollars à Québec, quelques semaines avant le dépôt du budget 2017-2018 du ministre des Finances, Carlos Leitao.

Pour l'Outaouais, le montant serait de 30 millions de dollars.

« Ça fait un bon bout de temps qu’on demande un rehaussement de financement pour les organismes communautaires autonomes », a assuré M. Bisson.

Ce n’est pas juste une question d’argent, c’est être capable de faire le travail adéquatement avec nos ressources, aussi.

Érik Bisson, président de la TROCAO

« On a encore l'impression que les organismes communautaires, ce sont des oeuvres de charité. Oui, mais on travaille complètement différemment. [...] On est souvent la première ligne des demandes et il faut être capable de bien répondre aussi », a fait valoir M. Bisson.

Il rappelle que le Québec a enregistré un surplus de 1,8 milliard de dollars pour l'année financière 2015-2016.

Lors de la campagne des 7, 8 et 9 novembre 2016, la directrice de l’Association de l’ouïe de l’Outaouais, Brenda Rocha, avait lancé un appel assurant que la situation actuelle ne pouvait plus durer.

« À force de compressions et de réorganisations, les services publics et les institutions publiques en santé et services sociaux envoient de plus en plus les citoyens chez nous. Il y a une augmentation accrue des appels à l’aide des citoyens », avait-elle alors expliqué. « Nos ressources plafonnent, nos travailleurs s’épuisent et nous n’arrivons plus à répondre à toutes les demandes qui amènent à déroger de nos missions. »

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