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Les organismes de défense collective des droits demandent à rencontrer Luc Blanchette

Les groupes de défense collective des droits de l'Abitibi-Témiscamingue demandent l'écoute des ministres Blanchette et Blais afin d'obtenir davantage de financement pour leurs opérations. Ils rappellent que leurs organismes existent parce que des besoins sont manifestés par des citoyens laissés pour contre, que ce soit à cause de handicaps physiques ou parce qu'ils se trouvent en situation de pauvreté, par exemple.

Une situation panquébécoise

Au Québec, 320 organismes communautaires donnent dans la défense des droits collectifs. En moyenne, le gouvernement leur offre un financement entre 53 000 $ et 58 000 $ par année, « ce qui re représente la moitié de la moyenne [du financement] des autres organismes communautaires au Québec », souligne Suzanne Boisvert, coordonnatrice à l'administration et à l'éducation populaire au Regroupement d'éducation populaire d'Abitibi-Témiscamingue (REPAT).

En Abitibi-Témiscamingue, 12 organismes s'occupent de défendre les droits collectifs des citoyens. Un seul n'est pas financé par le gouvernement. Il s'agit de l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT). « Les 11 autres, on est sous-financés, ce qui amène, chaque année, des coupures de service pendant la période estivale pour permettre d'équilibrer nos budgets », continue Mme Boisvert.

Des interventions dans une grande variété de domaines

Ces groupes interviennent autant dans les secteurs « de l'aide sociale, des aînés, de l'assurance-emploi, de l'assurance-chômage, des communautés LGBT, de la consommation, de l'éducation populaire, des femmes, de l'environnement, du logement, des personnes handicapées et j'en passe », énumère Johannie Marleau, coordonnatrice du Regroupement de femmes de l'Abitibi-Témiscamingue.

Elle souligne d'ailleurs que les droits de femmes doivent, encore aujourd'hui, être défendus. « En début de semaine, il y a eu une signature de Trump qui coupait les subventions des organismes ONG au niveau de l'avortement, donc, c'est encore très actuel. On s'en est sorti ici au Canada avec le départ des Conservateurs, mais c'est là qu'on se rend compte que nos droits ne sont pas acquis », dit-elle.

Des groupes qui existent pour répondre à un problème

Bruce Gervais, coordonnateur de l'ALOCAT, ajoute que les organismes ou associations sont constitués de « gens qui ont vécu le problème et qui décident de s'associer et former une sorte de masse critique pour être en mesure de s'aider les uns et les autres à défendre collectivement leurs droits.

L'organisme, c'est juste la structure autour de gens qui décident de se donner des outils pour s'aider [...] Il faut s'enlever de la tête que l'organisme demande des sous au gouvernement pour chialer dans la rue.

Bruce Gervais

Ils demandent à rencontre le ministre Blanchette

Ces demandes s'inscrivent dans le contexte prébudgétaire du gouvernement Couillard. Les organismes de défense des droits collectifs de la région comptent convaincre le ministre responsable de l'Abitibi-Témiscamingue, Luc Blanchette, et le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, de veiller à ce que du financement pour leurs organismes soit inclus dans le prochain budget.

Cependant « c'est difficile de rentrer en contact avec M. Blanchette. C'est pour ça qu'aujourd'hui on essaie une autre technique pour entrer en contact avec lui [...] On demande au ministre Blanchette de pouvoir rencontrer pour en discuter, pour voir aussi où c'en est rendu et voir comment nous on peut l'aider à faire valoir nos points auprès du ministre Blais », explique Mme Boisvert.

Les groupes de défense des droits de la région rappellent qu'ils n'ont eu droit à aucune majoration ni indexation de leur financement depuis 9 ans.

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