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Les Partenaires de l’éducation en français dressent le bilan

La seconde réunion portant sur l'avenir du Bureau de l'éducation française (BEF) au Manitoba organisée par les Partenaires de l'éducation en français à l'École/Collège régional Gabrielle-Roy d'Île-des-Chênes a attiré une centaine de personnes lundi soir.

Un texte de Gavin Boutroy

« La première chose qui saute aux yeux, c’est qu’on a besoin de remettre le poste de sous-ministre adjoint du BEF tout de suite. Ça aurait dû être fait hier, c’est ce que j’entends des gens qui étaient-là », a lancé le directeur général de la DSFM, Alain Laberge.

Il note que les Partenaires de l’éducation en français doivent maintenant rédiger un rapport qui sera remis au gouvernement provincial à la fin avril.

« Il y a deux façons de voir les choses : rajouter la position de sous-ministre adjoint francophone [...] Mais nous savons que le gouvernement est en mode coupure, alors est-ce qu’on peut avoir la garantie du ministère de l’Éducation que le poste de sous ministre adjoint va devenir bilingue pour les années à venir? On pense que c’est quelque chose de plausible et de logique », ajoute M. Laberge.

Lors de cette soirée, il y a eu des présentations au sujet de l’histoire du BEF et de l’éducation française au Manitoba, ainsi qu’une mise à jour à propos de ce qui s’est déroulé depuis l’élimination du poste de sous-ministre adjoint au BEF. Le public a été invité à partager ses préoccupations et ses recommandations pour les Partenaires de l’éducation en français.

« Un plus grand nombre de professeurs à l'immersion proviennent de l'immersion, alors ils n’ont pas toujours les références socioculturelles, la musique, les artistes, ils n’ont pas toujours ça dans leur poche pour enseigner aux jeunes alors ils ont vraiment besoin de la DREF (la Direction des ressources éducatives françaises, un département du BEF), et des personnes-ressources au BEF pour venir nous appuyer dans notre cheminement dans l’immersion », a dit la coordinatrice des programmes de langue française pour la division scolaire Seine, Francine Lepage-Lemoine.

Certains ont voulu s’assurer que les Partenaires de l’éducation en français prenaient la bonne direction pour l’avenir. Denise Lécuyer a demandé s'il n'était pas un peu trop tôt pour tenir le 21 avril un sommet sur l’éducation française.

« Le sommet porte sur une nouvelle orientation pour le BEF, on parle de la petite enfance, du berceau à une carrière, et on comprend mal le nouveau rôle du Bureau de l’éducation française à l’intérieur de cette nouvelle stratégie. On a l'impression qu'on passe à autre chose alors qu’on est encore concernés par l’abolition du poste de sous-ministre adjoint et la perte de leadership possible qui existe au ministère [de l’Éducation et de la Formation], a-t-elle dit.

En réponse à ces propos, Alain Laberge a déclaré : « Pour moi, aller dire à la province : ce que vous faites, c’est un écran de fumée, c'est un peu leur dire : je ne crois pas au processus de travailler avec vous. Je leur donne la chance de dire : oui, ça va fonctionner, je leur donne la chance de dire : non, ça ne fonctionnera pas ».

Il ajoute qu’il pense arriver au « dernier chapitre » de l’incertitude qui règne autour du Bureau de l’éducation française.

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