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Les partis d'opposition de la N.-É. dénoncent la fermeture de deux hôpitaux du Cap-Breton

Les partis d'opposition de la Nouvelle-Écosse affirment que la décision du gouvernement McNeil de fermer les hôpitaux de New Waterford et de North Sydney, au Cap-Breton, est purement politique.

Lundi, le gouvernement a annoncé la fermeture de l’Hôpital général Northside et de l’hôpital New Waterford Consolidated. Ils seront remplacés par des centres de santé collaboratifs.

Le gouvernement agrandira l’Hôpital régional du Cap-Breton et l’Hôpital de Glace Bay. La taille du département d’oncologie de l’Hôpital régional du Cap-Breton doublera.

Circonscriptions libérales?

L’Hôpital de Glace Bay se trouve dans la circonscription du ministre libéral Geoff MacLellan.

L’Hôpital régional du Cap-Breton est situé quant à lui dans la circonscription de Sydney River-Mira-Louisbourg, que représente le député du Parti progressiste-conservateur Alfie MacLeod. Mais le centre hospitalier se trouve tout près de Sydney-Whitney Pier, la circonscription du ministre Derek Mombourquette.

Eddie Orrell, des progressistes-conservateurs, représente Northside-Westmount, qui inclut l’Hôpital général Northside, à North Sydney. Selon lui, l'explication de la fermeture des établissements de New Waterford et de North Sydney réside dans le fait qu’ils se trouvent dans des circonscriptions des partis d’opposition.

Les libéraux enlèvent des services de santé à North Sydney et New Waterford pour les transférer à Glace Bay et Sydney, dit le député. Ça m’a l’air d’être partisan!

La députée Tammy Martin, du Nouveau Parti démocratique, représente la circonscription de Cap-Breton Centre, où se trouve l’hôpital New Waterford Consolidated. Elle croit aussi que les libéraux favorisent leurs circonscriptions.

J’aimerais penser que ce n’est pas leur motivation, mais à l’évidence, les ministres libéraux sont favorisés par cette réorganisation des services de santé, affirme-t-elle.

Pas de joute politique

Le premier ministre Stephen McNeil assure que la politique partisane n’a pas été un facteur dans sa décision. La chose la plus facile politiquement aurait été d’ignorer la situation, comme d’autres gouvernements l’ont fait, dit-il. Mais ce que nous faisons est la bonne chose pour la communauté et la province.

Des études en appui

Le premier ministre rappelle que de nombreuses études appuient la décision de son gouvernement. Il dit aussi que beaucoup de professionnels de la santé sont d’accord avec la mesure.

Quant au ministre Derek Mombourquette, il est particulièrement content que la réorganisation des services inclue un agrandissement du département d’oncologie à l’Hôpital régional du Cap-Breton. Nous avons ainsi l’occasion d’améliorer les soins à la population, affirme-t-il.

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