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Les partis politiques ignorent un forum public sur les dossiers francophones

« Les francophones ne comptent pas », conclut Robert Rothon, le directeur général de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB). Son organisme a invité, sans résultat, les trois principaux partis politiques de la province en campagne électorale à discuter des enjeux importants pour la communauté francophone.

L'équipe néo-démocrate a répondu à l'invitation par la négative tandis que les libéraux et les verts ont gardé le silence, « sans accusé de réception ni la moindre manifestation d'intérêt », déplore Robert Rothon.

Les intérêts des francophones n'apparaissent nulle part dans les plateformes électorales des trois partis, selon Robert Rothon. « Ça en dit long sur la relation distante de toute la vie politique que la province entretient avec les francophones », ajoute-t-il.

Rendez-vous manqué

La FFCB souhaitait aborder les grands dossiers comme les services en français de compétence provinciale. Elle voulait aussi discuter de la controverse des centres à l'emploi sous la responsabilité du fédéral, mais maintenant gérés par les provinces, ainsi que des services de santé et l'éducation.

Selon Robert Rothon c'est une occasion ratée pour les trois partis et surtout les libéraux qui auraient eu une chance de s'expliquer dans le dossier de l'éducation toujours en cour.

L'insignifiance du vote francophone

Le silence des trois partis est le résultat d'un calcul stratégique, croit Robert Rothon. En effet, dit-il, la communauté est dispersée aux quatre vents dans la province sans concentration dans une région qui pourrait faire gagner un candidat ou une candidate. Il ne pense qu'au quartier Westend dans le centre-ville de Vancouver où les francophones représentent 4 à 5 % de la population et pourraient faire la différence advenant une lutte serrée.

Le directeur général de la FFCB dit comprendre l'intérêt de charmer et d'investir du temps dans les communautés chinoises et indiennes regroupées en masse dans des circonscriptions.

Il incite les francophones à s'impliquer dans la vie politique de la province et à devenir membres de partis politiques. Il faut ainsi sensibiliser l'appareil politique général de la province au fait de l'existence des francophones de la communauté francophone et de ses besoins.

Silence radio

Les trois partis sont aussi demeurés silencieux à notre demande d'entrevue pour réagir à cette décision de faire faux bond au forum public en compagnie de la communauté francophone.

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