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Les pompiers examinent l'entente de principe conclue avec Gatineau en décembre

Les quelque 270 pompiers de la Ville de Gatineau prennent connaissance, mercredi, de l'entente de principe sur le renouvellement de leur convention collective. Cet accord est intervenu avec la Ville en décembre dernier.

L'exécutif syndical, qui recommande à ses membres d'accepter l'entente, la soumettra au vote le 18 janvier. S'il est accepté, le nouveau contrat de travail sera d'une durée de cinq ans.

Le président de l'Association des pompiers et pompières de Gatineau, Stéphane Noël, n'a pas voulu dévoiler les détails de l'entente, mais il a indiqué que les pompiers ont obtenu des gains au niveau du salaire et du régime de retraite.

Le leg de Stéphane Noël

Cette entente de principe sera la troisième et la dernière pour M. Noël. Il compte prendre sa retraite en 2023, année lors de laquelle le nouveau contrat devrait prendre fin.

M. Noël a été élu à ce poste en 2001, année de la fusion municipale. Il se remémore la difficulté de sa première négociation, à la suite de la fusion des syndicats de pompiers de trois ex-villes.

« La première négociation, c'était surtout pour améliorer les conditions de travail des jeunes pompiers. Je trouvais que les échelons salariaux étaient trop larges », explique le dirigeant syndical.

« Pourtant, le jeune pompier est autant à risque dans un incendie qu'un pompier plus d'expérience. Je trouvais que ça n'avait pas de bon sens qu'un jeune pompier commence à 24 000 $ par année pour un horaire de 42 heures par semaine », précise-t-il.

La deuxième négociation portait sur le nombre de pompiers dans une échelle aérienne.

« Ça faisait pitié. À Gatineau on avait un gars sur une échelle. On se comparait aux autres grandes villes du Québec et on était la risée », dit M. Noël. « Ça n'avait pas de maudit bon sens d'avoir un gars, seul sur une échelle. Il ne pouvait rien faire. »

Il soutient que la Ville de Gatineau a créé des postes d'officiers sur les échelles et a augmenté les effectifs, entre autres grâce au schéma de couverture de risque imposé par la province.

M. Noël reconnaît que ce schéma n'est pas très populaire, en raison « de son impact sur le compte de taxes ». Mais il dit que l'augmentation des effectifs a grandement amélioré l'efficacité de la lutte aux incendies et grandement réduit les pertes.

Quant à la dernière négociation contractuelle, celle qui vient de se terminer, M. Noël préfère réserver ses commentaires jusqu'à la ratification de l'entente de principe. Mais il souligne que l'enjeu majeur a été celui de la caisse de retraite, qui, selon lui, a été malmenée par la loi sur les régimes de retraite.

« Les pompiers partent plus jeunes, à cause des risques du métier. Il fallait que je trouve une façon de faire en sorte que les pompiers ne se ramassent pas, à 65 ans, à avoir quasiment tout perdu leurs rentes. Ça, on a travaillé fort là-dessus », affirme-t-il.

Le dirigeant syndical souhaite d'ailleurs que cette entente soit ratifiée et il espère qu'elle obtiendra un taux d'appui fort de 90 %.

Avec les informations de la journaliste Nathalie Tremblay

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