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Les Prairies réagissent au rapport du commissaire aux langues officielles

Des leaders francophones des Prairies saluent les constats du nouveau commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, soulignés dans son premier rapport annuel, déposé mardi.

Le directeur général de la Société de la francophonie manitobaine, Daniel Boucher, applaudit ce qu’il qualifie d’un regard vers l’avenir de la part de M. Théberge.

« Il a aussi mis l’accent sur certaines choses. L’une qui nous frappe davantage, c’est la petite enfance », dit-il.

Le besoin de services de garde francophones était déjà souligné dans le dernier rapport du commissaire aux langues officielles précédent, Graham Fraser. C’est un dossier qui traîne, selon Daniel Boucher.

« Je pense que cette complexité [d'autorité] fédérale-provinciale n’est toujours pas évidente, alors je pense que le gouvernement fédéral, sous la recommandation, les avis du commissaire, doit jouer un rôle important pour parler aux provinces. [...] C’est essentiellement le message qu’il avance », affirme M. Boucher.

Les Manitobains ont déposé 18 plaintes auprès du commissariat aux langues officielles en 2017-2018. Un chiffre qui s’inscrit dans la moyenne, affirme Raymond Théberge.

Modernisation de la loi sur les langues officielles

Quant à l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), elle demande de nouveau à Ottawa de moderniser la Loi sur les langues officielles à la lumière du rapport annuel.

« Pour nous, la modernisation est cruciale étant donné l’évolution de la société canadienne durant les cinquante dernières années », affirme M. Théberge.

Pour le président de l'ACF, Roger Gauthier, la Loi actuelle est désuète.

« On se rend compte qu'en 2018, on a perdu, on a reculé énormément au niveau des services en français et des services offerts et l'application comme telle de la Loi, qu'on doit moderniser cette Loi et que ça doit se faire cette année », fait-il valoir.

Le commissariat en transition

Depuis son entrée en fonction en janvier, le commissaire aux langues officielles franco-manitobain a pu observer l’offre de services dans les langues officielles auprès des institutions fédérales, « un élément important de ce rapport », dit-il.

Cependant, nombre d’enquêtes et de dossiers ont été gérés par la commissaire aux langues officielles par intérim, Ghislaine Saikaley, qui était en poste pendant 10 des 12 mois couverts par le rapport.

Une vision alimentée par le passé du commissaire

M. Théberge est originaire de Sainte-Anne, une ville manitobaine de 1500 habitants.

« Je pense qu’étant donné que je viens de l’extérieur du Québec ou de l’Ontario, j’apporte quand même une perspective un peu différente, de quelqu’un qui vient d’une petite minorité [...] la minorité francophone du Manitoba », dit-il.

« Moi, ce qui alimente ma réflexion ici au commissariat et ma vision, c’est qu’on doit faire le maximum possible pour appuyer le développement et l’épanouissement des communautés en milieu minoritaire », déclare M.Théberge.

« En autres mots, ce qu’on fait ici quand on demande au gouvernement de respecter la loi, c’est pour appuyer les communautés en milieu minoritaire. », conclut le commissaire aux langues officielles.

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