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Les priorités de nos élus du Bas-Saint-Laurent

Au lendemain des élections, les élus de la région, qu'ils le soient pour la première fois ou qu'ils obtiennent un nouveau mandat ont tous des projets sur leur table à dessin. Voici quelques une des priorités de nos élus de plusieurs villes livrées lundi matin au micro de l'Émission Info-Réveil.

Un texte de Richard Lavoie

À Rimouski, le maire Marc Parent estime qu'avec 47 % des suffrages, il a obtenu un mandat clair des contribuables rimouskois. Suffisamment en tout cas pour oublier la fameuse controverse sur la « promesse rompue ». « J’ai toujours dit que ce serait aux électeurs à décider, c’est ce qu’ils ont fait. J’aimerais mieux maintenant passer à autre chose ». Selon Marc Parent, les électeurs ont voté pour la continuité.

Marc Parent se dit toutefois un peu déçu du taux de participation (47 %). Il aurait espéré qu’avec une lutte à quatre, la participation citoyenne aurait au moins franchi les 50 %.

Le maire constate qu’il est à la tête d’un parti qui compte plusieurs nouveaux élus.

« Cela donne vraiment la possibilité à chacun des élus de faire valoir leur point de vue sans nécessairement avoir les mains attachées », croit-il.

Ce sera d’ailleurs son premier geste : rencontrer son conseil pour voir quelles sont les priorités de chacun.

Il confirme d’ailleurs qu’une rencontre est prévue cette semaine avec l’archevêque de Rimouski, Mgr Denis Grondin, pour faire le point sur le dossier de la cathédrale, un sujet qui dont il a été beaucoup question au cours des derniers mois et qui a hanté son court mandat ainsi que la campagne électorale.

Assumer son leadership régional

Durant cette campagne, Marc Parent dit aussi avoir pris conscience de la nécessité pour sa ville d’assumer son rôle de leader régional.

Il y a une réflexion à faire sur l’apport très important à l’économie rimouskoise des gens de l’extérieur de la ville. « Il faut analyser des questions comme l’accessibilité aux infrastructures de loisirs », laisse-t-il entendre.

À Rivière-du-Loup, la nouvelle mairesse, Sylvie Vignet entend bien changer l’atmosphère au sein du conseil.

« J’ai toujours travaillé en équipe », fait-elle remarquer, forte de 12 années d’expérience au conseil municipal et d’une trentaine d’années d’engagement social dans toutes sortes d’organismes.

Sylvie Vignet veut relancer le développement économique qui a, selon elle, stagné au cours des dernières années. « Le plan, c’est de refaire une structure, d’avoir le suivi des dossiers. C’est de savoir où on s’en va avec ça ».

Constatant et déplorant qu’elle soit la seule femme élue, Sylvie Vignet veut profiter de la création prochaine d’un comité jeunesse pour inciter de jeunes femmes à se présenter aux élections dans quatre ans.

À La Pocatière, le maire sortant, Sylvain Hudon a récolté 67 % des suffrages et se retrouve à la tête d’un conseil à moitié formé de nouveaux élus.

La grande priorité maintenant est la préparation du budget. Sylvain Hudon affirme d’ailleurs que le travail est déjà commencé

Quant aux autres questions urgentes, la rétention de certains éléments de la population et l’accueil de nouveaux arrivants figurent en bonne place dans le programme du maire et de son conseil.

Selon lui, il faudra donc travailler sur le front de l’immobilier. « Il faut être capable d’offrir un plus grand choix d’appartements et de logements qui correspondent à une certaine clientèle qui quitte [leur ville] malheureusement », affirme le premier magistrat.

Il veut doter sa ville de résidences avec services et de logements adaptés en intéressant des promoteurs.

Le maire mise aussi sur les nouveaux arrivants pour combler les besoins des entreprises. « Il y a beaucoup d’emplois qui sont disponibles », fait-il remarquer.

Anesthésiste à l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima

La question de la rupture de services à l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima est également préoccupante selon le maire Hudon. Il affirme qu’il faut continuer à mettre la pression sur le gouvernement du Québec pour que l’hôpital puisse offrir tous les services à la population.

Autres priorités : la création d’un parc bioalimentaire complémentaire au parc industriel actuel pour accueillir de nouvelles entreprises et bien sûr, la consolidation des activités de Bombardier, l’employeur le plus important de la ville qui cherche selon lui « à refaire un nouveau mode de production ».

À Mont-Joli, le nouveau maire Martin Soucy, élu avec 72 % des suffrages, considère qu’il peut maintenant entreprendre de réaliser son programme électoral.

« Pour les aînés, des logements sociaux et aussi des condos. Pour les jeunes familles, l’accès à une première propriété », énumère-t-il.

Martin Soucy devra composer avec trois nouveaux élus et trois conseillers expérimentés. « Je pense qu’on va avoir une bonne équipe pour mettre en place ce pour quoi je me suis engagé. »

Policier à la retraite, le nouveau maire ne craint pas les défis, même sans expérience politique. Il mise sur ses collaborateurs autour de la table du conseil et sur des fonctionnaires municipaux « compétents ».

Au plan économique, le nouvel élu souhaite travailler avec les organismes comme la Chambre de commerce pour dynamiser le centre-ville et aussi pour positionner Mont-Joli comme porte d’entrée touristique de la Gaspésie avec l’autoroute 20 et le carrefour giratoire.

Sans rien enlever à Sainte-Flavie, qui elle a ce statut avec la route 132 sur le littoral, s’empresse d’ajouter celui qui veut justement éviter les chicanes de clocher et travailler de concert avec les autres municipalités de la MRC de la Mitis.

À Témiscouata-sur-le-Lac, le maire Gilles Garon, fort d’un quatrième mandat, se réjouit particulièrement d’un fort taux de participation de 64 %.

La continuité ayant été choisie par les électeurs, les projets d’arénas Georges-Dubé et Phil-Latulipe vont suivre leur cours, affirme M. Garon.

« Pour l’ensemble des deux projets, c’est 87,7 % du financement qui est déjà attaché, garanti actuellement », réaffirme le maire réélu.

Autres priorités : « la mise aux normes du réseau de l’eau potable dans le quartier Notre-Dame-du-Lac, le projet de résidence pour personnes autonomes avec l’Office municipal d’habitation, projet d’implantation au niveau hôtelier ».

« Avec le Parc national du Lac-Témiscouata, avec le lac lui-même et le parachèvement de l’autoroute 85, avec tout le volet « grandeur nature », on a vraiment une zone de destination à développer ».

Accueil d’événements, hébergement, positionnement par rapport aux autres villes du Bas-Saint-Laurent, les défis sont encore nombreux selon le maire réélu pour profiter au maximum de cette « nouvelle économie ».

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