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Les progressistes-conservateurs du Manitoba réunis en assemblée générale à Winnipeg

Les militants progressistes-conservateurs (PC) du Manitoba sont rassemblés au centre des congrès de Winnipeg jusqu'à samedi pour l'assemblée générale annuelle (AGA) du parti. Lors d'un événement de collecte de fonds vendredi soir, le chef du PC et premier ministre Brian Pallister a parlé, une fois de plus, du redressement des finances.

Brian Pallister est entré sur scène sur l’air de la chanson Changes de David Bowie, une chanson dont il a lui-même entonné quelques notes pour illustrer son propos. Son discours, sans surprises, était effectivement axé sur le besoin de « changement », après « une décennie de dette, dégradation et déclin » sous l’ancienne administration néo-démocrate. Il a parlé, entre autres, de santé, petites et moyennes entreprises et libre échange.

Le premier ministre a aussi souligné le travail de son équipe, et notamment celui des députés progressistes-conservateurs à l’Assemblée législative.

« Il n’y pas une trace d’arrogance dans notre équipe, a-t-il conclu. C’est aux gens du Manitoba que nous devons notre succès. Nous ne sommes pas [un parti de] cuillères en argent, nous sommes là pour trouver des occasions. »

Finances, climat, cannabis

Quelque 400 membres étaient inscrits pour cette assemblée générale en date de vendredi, selon le parti. Plusieurs grands thèmes d'actualité y seront abordés, notamment la révision du système de santé, le plan manitobain sur les changements climatiques présenté par le gouvernement la semaine dernière, et la légalisation du cannabis.

Le congrès s'est d'ailleurs ouvert par une brève mise à jour sur le cannabis par la ministre de la Justice, Heather Stefanson, qui a souligné que, dans ce dossier, la priorité du Manitoba reste la santé publique et la sécurité. Elle a également rappelé que la province a besoin de plus de temps.

Il s’agit de la deuxième AGA du parti depuis son élection au printemps 2016.

Le PC est en encore en mode victoire, note le membre Rhéal Teffaine. Il souligne que la lutte contre le déficit demeure le grand enjeu. « Jusqu'à date, il y a certaines gens qui trouvent que peut-être qu'on devrait mordre davantage dans le déficit que nous ont laissé les socialistes [...]. Mais le premier ministre n'est pas le genre de type qui va agir de façon brutale, alors il y va petit pas par petit pas. »

« On est rendus à essayer de garder les programmes qui sont essentiels pour la population, résume M. Teffaine, tout en contrôlant les dépenses et en essayant de régler cette question de déficit qui prend une proportion trop importante de nos impôts pour payer des intérêts, quand l'argent pourrait servir beaucoup mieux ailleurs. »

20 résolutions

Les délégués se pencheront sur 20 résolutions présentées à cette assemblée générale, qui portent sur des sujets divers : par exemple, la rétention des médecins, l'élaboration d'une stratégie de développement économique pour le Nord, et l'idée de mener des consultations pour identifier une limite de vitesse pour les trains de marchandises dangereuses qui traversent les villes et localités manitobaines.

Certaines résolutions demandent au parti de réaffirmer sa position sur des enjeux nationaux, notamment contre la réforme fiscale d'Ottawa et contre le plan sur le carbone tel que proposé par le fédéral.

Une autre propose d'exiger que tous les chefs de partis politiques de la province soient soumis à un examen de leurs antécédents criminels, un processus qui serait transparent pour le grand public.

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