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Les Québécois ont « tout à gagner » à revenir au Bloc québécois, lance Duceppe

Dévoilant le slogan du Bloc québécois, « On a tout à gagner », le chef de la formation, Gilles Duceppe, s'est attaqué au gouvernement conservateur sortant, mais aussi - et surtout - au chef du Nouveau Parti démocratique Thomas Mulcair, dont le parti a ravi une majorité de sièges au Québec lors des élections fédérales de 2011 et qui mène dans les intentions de vote dans la province.

Celui qui a effectué un retour au bercail en juin dernier a tenté, lundi, de fouetter les ardeurs de ses troupes, réunies depuis la matinée en conseil général électoral dans une école de la circonscription montréalaise de Laurier-Sainte-Marie, qu'il tente de reconquérir. Dans un discours à saveur souverainiste, il a cependant tenté de rallier d'autres électeurs que les indépendantistes.

« Pour le Québec, le changement, c'est de passer du orange au bleu, du NPD au Bloc québécois », a-t-il lancé devant les militants, les 77 autres candidats du parti à ses côtés.

« Depuis quatre ans, on n'entend plus beaucoup parler du Québec à Ottawa », a-t-il soutenu, ajoutant que le NPD avait été « incapable de limiter les pertes pour le Québec », notamment en ce qui concerne l'attribution de contrats pour la construction de navires, qui avaient échappé aux Chantiers Davie de Lévis.

Ses députés ont même travaillé « contre le Québec », a-t-il ajouté.

Gilles Duceppe a répété que les principaux partis fédéralistes soutenaient le projet de pipeline Énergie Est, accusant à nouveau le NPD d'avoir un double discours sur cet enjeu.

« Ce n'est pas vrai qu'on va laisser Calgary et Ottawa décider ce qui se passe sur notre territoire », a affirmé Gilles Duceppe.

Il a par ailleurs soutenu que le déficit zéro que préconisait Thomas Mulcair « était de la folie ».

Le Québec aurait tout intérêt à se donner un « rapport de force » face à Ottawa, a-t-il répété, surtout dans un contexte où les sondages rendent plus que plausible l'élection d'un gouvernement minoritaire.

Du même souffle, le chef bloquiste, particulièrement dans la première partie de son discours, s'est adressé aux indépendantistes, comme il le fait depuis le début de la campagne.

« Pour un indépendantiste, un vote stratégique, ça consiste à voter pour un indépendantiste, pas pour un adversaire de l'indépendance », a-t-il clamé, raillant ceux qui lancent un appel au vote stratégique pour chasser les conservateurs du pouvoir.

« En demeurant une simple province au sein du Canada, on n'a rien à gagner », a soutenu M. Duceppe, énumérant les dossiers dont profiterait selon lui un Québec souverain : présence accrue sur la scène internationale, lutte contre les changements climatiques, protection de la langue française, protection du système de gestion de l'offre en agriculture, les adieux au Sénat, etc.

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