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Les syndicats discutent libre-échange avec Philippe Couillard

Alors que le président des États-Unis, Donald Trump, multiplie les attaques à l'endroit de l'accord de libre-échange nord-américain (ALENA), les dirigeants des principales centrales syndicales du Québec sont sortis rassurés d'une rencontre avec Philippe Couillard.

Un texte de Jonathan Lavoie

Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, soutient avoir reçu l'assurance que le premier ministre allait défendre l'économie et les travailleurs du Québec dans les secteurs qui pourraient être durement touchés par une réforme de l'ALENA.

« Quand le premier ministre nous dit que lors d'une rencontre avec des représentants américains, il va supporter les travailleurs et les travailleuses et qu'ils [les États-Unis] ne nous auront pas dans une guerre d'usure, moi, je trouve ça quand même assez rassurant », résume le syndicaliste.

Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Daniel Boyer, précise de son côté que les syndicats québécois sont en pourparler avec les syndicats de l'autre côté de la frontière.

Si les producteurs québécois ont déjà commencé à sentir les effets des droits compensatoires imposés cette semaine par les Américains sur le bois d'oeuvre, Daniel Boyer martèle que les employés du secteur de la construction au sud de la frontière subiront aussi les impacts de ce conflit.

« Tout le secteur de la construction domiciliaire va avoir des problèmes dans les semaines et les mois qui viennent aux États-Unis, parce qu'il va y avoir une flambée des prix du bois d'oeuvre », prédit le président de la FTQ.

Discorde sur le bénévolat dans les écoles

À l'approche des élections provinciales, les présidents des quatre grandes centrales syndicales québécoises ont aussi abordé leurs revendications quant à une réforme de la Loi sur les normes du travail, notamment sur la conciliation travail-famille et les problèmes liés aux agences de placement.

Les changements de réglementation qui autorisent le bénévolat pour réaliser de menus travaux dans les organismes publics ont mené à une discussion plus corsée avec le premier ministre, qui était accompagné de la ministre du Travail, Dominique Viens.

« Le projet de règlement parle même de changement de fenêtre et de travaux importants et majeurs, et là disons qu'il y avait un décalage important avec le discours du premier ministre alors que c'est un gouvernement qui depuis des années ne réinvestit pas dans les infrastructures et coupe des postes », dénonce Jacques Létourneau.

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