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Lisée accusé par QS et ON de nuire à la cause souverainiste

Accusé de compromettre la cause indépendantiste, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, persiste et signe en réitérant qu'il revient au premier ministre canadien d'assumer la facture pour les demandeurs d'asile, qu'il avait surnommé, lundi, « les invités de Justin Trudeau ».

Dans une lettre ouverte publiée mercredi dans le Devoir, les porte-paroles de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé, ainsi que le chef d’Option nationale (ON), Sol Zanetti, estiment que les propos tenus par M. Lisée au sujet des demandeurs d'asile ainsi que sur le coût qu’entraîne leur présence pour l’État québécois relèvent de la stigmatisation.En plus d'y voir une manœuvre bassement électorale « qui ne fait qu’alimenter l’intolérance et affaiblir le vivre-ensemble », les signataires de la lettre estiment qu'elle risque d'éloigner des « dizaines de milliers de néo-Québécois du projet indépendantiste ».En réponse à cette lettre, Jean-François Lisée a affirmé, en marge de son caucus, qu'il n'avait pas l'intention de faire dans la rectitude politique.En invitant les demandeurs d’asile au Canada et en leur promettant qu'ils seront reçus « à bras ouverts », Justin Trudeau a créé de faux espoirs, a fait valoir M. Lisée, faisant ainsi référence au tweet envoyé en janvier par le premier ministre, où il promettait que les Canadiens se feraient accueillants, « quelle que soit votre foi. #Bienvenue au Canada ».

À ce titre, « les invités de Justin Trudeau sont les victimes de cette invitation », a-t-il nuancé, mercredi.

« C’est lui qui les a invités et donc c’est à lui de payer pour ce que le Québec doit faire », a soutenu M. Lisée.Le chef du Parti québécois a déjà réclamé qu'Ottawa assume tous les coûts de cet afflux aux frontières de migrants, principalement d'origine haïtienne. Actuellement, le Québec paie pour les héberger, les nourrir et leur distribuer des chèques d'aide sociale.

En entrevue à Gravel le matin, Gabriel Nadeau-Dubois a reconnu qu'il était légitime de poser des questions sur les ressources nécessaires à l'accueil des demandeurs d'asile. « Mais tout est dans la manière de le dire », a-t-il précisé.

« Ce dont le Québec a besoin, ce n’est pas de chefs de parti qui divisent et montrent du doigt », peut-on lire dans la lettre qu'il a co-signée avec Mme Massé et M. Zanetti.

Outre les représentants de Québec solidaire et d'Option nationale, l’ancienne ministre péquiste Louise Harel s'est jointe au concert de critiques en exprimant sa « profonde déception » sur son compte Twitter. Elle y affirme que M. Lisée se trompait de cible et qu'il faudrait plutôt dénoncer « la fausse information de Justin Trudeau ».

Le premier ministre Philippe Couillard a pour sa part qualifié les propos de M. Lisée « d’assez malheureux ».

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