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Lisée mise sur l'exportation et la productivité

Le candidat à la direction du Parti québécois (PQ) Jean-François Lisée entend miser sur l'augmentation de la productivité et des exportations pour assurer la croissance économique du Québec.

M. Lisée a présenté son plan de développement économique aux journalistes, lundi matin à Montréal. Il a expliqué que pour augmenter la productivité des travailleurs québécois, il fallait accroître les exportations. M. Lisée a expliqué que l'augmentation des exportations des petites et moyennes entreprises (PME) entraînerait une augmentation de la productivité.

M. Lisée entend en conséquence mettre en place des mesures afin d'inciter les PME à se tourner vers l'exportation, si jamais il est élu à la tête du PQ et remporte les prochaines élections. Il propose d'exempter d'impôt l'augmentation de l'exportation. « Les profits attribuables à l'augmentation des exportations pourraient, par palier, devenir non imposables », explique-t-il.

Le candidat à la succession de Pierre Karl Péladeau souligne que cette mesure ne coûte rien à l'État puisque sans ces mesures, les revenus supplémentaires des PME n'existeraient pas.

La taxation des revenus des PME à long terme permettrait au Québec d'engranger de nouveaux revenus pour financer ses programmes sociaux.

Sièges sociaux et reprise d'entreprises

M. Lisée prévoit également ajouter, dans les statuts de la Caisse de dépôt et placement du Québec, une clause obligeant l'organisme à retenir les sièges sociaux québécois dans la province. Il estime que si cette clause avait existé, Rona serait toujours une propriété québécoise. « Sa vente à Lowe's est une catastrophe pour le réseau manufacturier québécois tissé par l'entreprise », a affirmé Jean-François Lisée.

Le candidat à la direction du PQ inciterait les travailleurs et les cadres d'entreprises délocalisées à reprendre l'exploitation de leur société en créant un partenariat d'actions, une coopérative ou une entreprise d'économie sociale. Ces formes d'entreprises sont plus « résistantes aux chocs économiques et aux crises du crédit ». Elles sont également plus fortement implantées dans leur milieu.

« Le Québec compte d'extraordinaires succès économiques, locaux et internationaux, avance M. Lisée. Il y a de l'énergie à libérer, des forces à soutenir et à propulser plus loin. Mes propositions et politiques économiques visent l'affirmation de la capacité d'entreprendre et de développer l'économie du Québec. »

« C'est impossible de rechercher l'atteinte du déficit zéro sans créer de la richesse en même temps », a déclaré M. Lisée en reprochant au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, de n'agir que sur la première prémisse.

Il a aussi indiqué qu'il avait l'intention de bien s'entourer d'experts en la matière, ajoutant que non seulement il ne se priverait pas des conseils de l'ex-chef péquiste Pierre Karl Péladeau, mais qu'il les solliciterait.

Une immigration mieux adaptée au marché du travail

Bien qu'il estime que l'immigration n'a qu'un « impact mineur » sur l'économie, il affirme néanmoins qu'il faut mieux choisir les immigrants en insistant davantage sur la maîtrise du français, leur formation en fonction des besoins du marché du travail et les valeurs universelles qui gouvernent la société québécoise.

À ce sujet, toutefois, il rejette tout à fait l'approche du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, car il n'y a, selon lui, aucune façon éprouvée, aucun questionnaire, qui permette de contrôler l'adhésion aux valeurs québécoises auprès de nouveaux arrivants.

Les plans Ouellet et Cloutier

Le plan économique de Martine Ouellet prévoit pour sa part l'investissement de 15 milliards de dollars d'ici 2030 pour électrifier les transports, moderniser les usines québécoises, développer l'industrie de l'électrification (batteries et bornes de recharge électrique), l'efficacité énergétique et le verdissement de l'ensemble du parc immobilier de province. Toutes ces transformations de l'économie généreraient quelque 500 000 emplois.

De son côté, Alexandre Cloutier entend miser sur le nationalisme économique inspiré du « Maîtres chez nous », de Jean Lesage. Il entend également miser sur le développement des PME et la participation des salariés dans leur entreprise pour faire croître l'économie québécoise.

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